Alors que les prix des carburants continuent de grimper, le gouvernement a récemment annoncé une aide destinée à trois millions de "travailleurs modestes grands rouleurs" ainsi qu'un soutien accru pour les secteurs de la pêche et de l'agriculture. Cependant, les infirmiers libéraux se déclarent exclus de ces mesures.
"Pour nous, il est clair que nous sommes écartés du dispositif", a souligné Daniel Guillerm, président de la Fédération nationale des infirmiers (FNI), lors d'une interview sur franceinfo le 21 avril. "Si le Premier ministre avait voulu nous inclure, il aurait mentionné notre profession dans ses annonces", a-t-il ajouté, faisant référence aux déclarations de Sébastien Lecornu concernant le soutien aux secteurs affectés par l'augmentation des prix.
Ce dernier a notamment mis l'accent sur les aides destinées aux pêcheurs et aux agriculteurs, tout en ne tenant pas compte des infirmiers, qui, selon eux, représentent une part essentielle du système de santé et sont également confrontés à des coûts croissants liés à l'utilisation de véhicules pour se rendre chez leurs patients.
Nombreux sont ceux qui partagent cette préoccupation. Un rapport récent de l'INSEE a révélé que les professionnels de la santé libéraux ont vu leurs dépenses de transport augmenter de près de 20% ces derniers mois, aggravées par les coûts du carburant. "Il est indispensable que le gouvernement prenne en compte notre situation", a déclaré une infirmière libérale de Marseille, ajoutant que sans une aide appropriée, certains pourraient être contraints de restreindre leurs interventions.
Des experts du secteur estiment qu'une aide ponctuelle pourrait non seulement soulager ces professionnels mais également garantir la continuité des soins à domicile, essentiels pour de nombreux patients. Le manque de reconnaissance de leur rôle pourrait avoir des répercussions sur le système de santé dans son ensemble.
Le gouvernement est désormais invité à réévaluer sa position et à considérer l'inclusion des infirmiers dans les dispositifs d'aide, afin d'éviter une dégradation des services de santé au moment où ils sont les plus nécessaires.







