Lors de son intervention sur "La Matinale" le 22 avril, Philippe Brun a exprimé ses préoccupations concernant les aides gouvernementales récemment annoncées pour faire face à l'augmentation du prix des carburants. Le député socialiste a critiqué cette initiative, affirmant que "c'est une décision tardive et tout à fait insuffisante". À ses yeux, le gouvernement semble vouloir équilibrer son budget aux dépens des Français, en constituant une "cagnotte de 2,5 milliards d'euros" sur leur dos.
Les dispositifs d'aide, qui vont s'adresser principalement aux gros rouleurs, comme les pêcheurs et les infirmières, sont perçus par Brun comme une réponse inappropriée à une crise qui affecte des millions de Français. Il a déclaré sur Franceinfo : "Le trajet domicile-travail moyen en France est de 50 kilomètres, et la flambée des prix du gasoil ayant dépassé 40 % ne peut plus être supportée par les citoyens". Le député, représentant une circonscription rurale, insiste sur le fait qu'une essence à plus de 2 euros le litre appelle à des actions immédiates sur la fiscalité.
En réponse à la politique ciblée du Premier ministre Sébastien Lecornu, qui privilégie des aides spécifiques plutôt qu'un chèque global, Brun a souligné que cela revient à sacrifier l'intérêt de la majorité sur l'autel de la rigueur budgétaire. "Le gouvernement préfère se refaire une santé financière sur le dos des automobilistes", a-t-il affirmé, pointant que la TVA, alimentée par l'inflation, a rapporté 2 milliards d'euros de plus que prévu en février.
On se demande si des voix s’élèveront, comme celle de Marine Le Pen, pour affirmer que l'État profite de la crise. Brun indique que les recettes de l'État sont en forte hausse grâce à l'inflation et appelle à une baisse des taxes sur les carburants. "Il y a un besoin urgent de mesures réelles pour soutenir ceux qui travaillent chaque jour pour un salaire de moins de 1 700 euros par mois", a-t-il ajouté.
L'élu du parti socialiste reste sceptique face à l'annonce par le gouvernement d'économies de 6 milliards d'euros, remettant en question la provenance de ce chiffre et accusant le gouvernement d'enfumage pour éviter d'aborder une baisse des taxes sur les carburants. Il rappelle que, sous le gouvernement de Lionel Jospin, des mesures comme la TIPP flottante avaient été introduites pour amortir les hausses de prix des carburants, un exemple dont le gouvernement actuel devrait s’inspirer.
Brun conclut en soulignant que les aides annoncées ne répondent pas aux besoins réels des millions de travailleurs qui dépendent de leur véhicule pour aller travailler







