Les autorités ukrainiennes ont récemment annoncé le démantèlement d’un réseau de trafic d’armes, soupçonné d’alimenter plusieurs figures publiques et politiques proches du Kremlin, y compris l’acteur Steven Seagal.
Sous le nom de code « Manche noire », cette opération a été couronnée de succès par les services de sécurité ukrainiens, qui ont mis à jour un réseau complexe fournissant des équipements militaires. Ces armes provenaient essentiellement des zones occupées par les forces russes, mais avaient également été importées clandestinement depuis la Slovaquie, selon un communiqué de la police publié le 28 avril.
Des pistolets Glock, par exemple, ont été transformés en armes de combat et distribués à des groupes armés illégaux, impliquant des méthodes peu orthodoxes pour les faire parvenir à leurs destinataires. La police nationale a précisé que ces armes ont été utilisées pour faire pression sur des individus, violant ainsi les lois sur la possession d’armement.
Des récompenses pour des alliés
Il a été révélé que certaines de ces armes étaient présentées comme « prix d’honneur » par Denis Pouchiline, qui dirige l’administration russe à Donetsk. La liste des personnes visées comprend des leaders controversés tels que Kim Jong-un, Bachar al-Assad et le fidèle soutien du Kremlin, Steven Seagal. "Ces armes ont été offertes en guise de récompense", souligne le rapport.
Depuis le début de l’enquête en janvier, plusieurs suspects ont été arrêtés, grâce à une coopération renforcée avec les autorités polonaises. Des perquisitions menées en avril dans divers endroits en Ukraine ont permis de saisir des fusils d'assaut, des mitrailleuses et d'autres équipements militaires.
Steven Seagal, connu pour ses films d'action, a longtemps été un fervent défenseur de la Russie. Après avoir obtenu la nationalité russe en 2016 via un décret de Vladimir Poutine, il a été nommé représentant spécial pour les relations humanitaires entre Moscou et Washington en 2018. Depuis l’invasion de l’Ukraine, il a exprimé son soutien au Kremlin, ce qui lui a valu l’interdiction de rentrer en Ukraine depuis 2017, à cause de ses prises de position pro-russes.
Ce démantèlement illustre non seulement la portée de l'influence russe mais aussi les dynamiques de soutien tacites précédemment insoupçonnées. Les autorités ukrainiennes ont désormais signalé à Pouchiline qu'il pourrait être considéré comme complice de crimes de guerre, une accusation grave dans le contexte actuel. En somme, cette affaire dévoile un réseau d'influence international étroitement lié aux enjeux géopolitiques contemporains.







