Le Parti travailliste, en quête de nouvelles idées pour relancer l'économie et garantir la sécurité des citoyens, s'apprête à lancer une initiative inattendue : faire de l'été 2026 « l'été du sexe ». À la tête de cette initiative, Samantha Niblett, élue du South Derbyshire, se positionne comme la figure emblématique de ce mouvement.
Face à l'absence de solutions concrètes pour des crises majeures comme celle de l'énergie et de la sécurité, le Parti travailliste se tourne vers un sujet plus intime : le bien-être sexuel des Britanniques. Le 13 avril, Niblett a dévoilé le lancement d'une campagne d'éducation sexuelle centré sur les aspects positifs de l'activité érotique. Intitulée « l'été du sexe », elle s'accompagne du slogan « Oui, du sexe s'il vous plaît, nous sommes Britanniques ! », un clin d'œil à la pièce comique de 1971 No Sex Please, We’re British !, qui traite de la pornographie.
Niblett, 46 ans, évoque son parcours en matière d'éducation sexuelle : « J'ai bénéficié d'un enseignement très médicalisé, qui se concentrait davantage sur les interdits que sur le plaisir. » En collaboration avec des acteurs du secteur, notamment une propriétaire de site pornographique et un fabricant de jouets sexuels, elle projette d'organiser des événements visant à promouvoir une conversation nationale sur le plaisir, en abordant des thèmes comme les « bienfaits de la masturbation ». Des sextoys pourraient même être apportés à la Chambre des communes pour pimenter les débats parlementaires, bien que les mesures de sécurité restent une inconnue.
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Cette initiative de Niblett pourrait également être perçue comme une tentative de contrecarrer le parti nationaliste Reform UK, qui domine actuellement les sondages. Elle ambitionne de « reprendre le contrôle de notre patriotisme et de notre identité britannique, sans en avoir honte ».
Ce discours rafraîchissant se démarque des positions souvent plus conservatrices de certains mouvements féministes et écologistes. En effet, le taux de fécondité au Royaume-Uni a chuté à 1,41 enfant par femme, un chiffre en dessous de celui de la France, à 1,56.
En parallèle, le plus grand fabricant mondial de préservatifs a averti que la crise des matières premières pourrait engendrer une hausse significative des prix, une nouvelle qui pourrait compliquer l'accès au plaisir tout en soulevant des enjeux démographiques pour l'avenir.







