Le navire Hondius a amarré ce lundi 18 mai au port de Rotterdam, apportant avec lui 27 passagers. Malgré certaines craintes, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) affirme que le risque de propagation de l'hantavirus reste faible.
Dans un bulletin de mis à jour publié le 17 mai, l'OMS a assuré que le danger lié à la contagion de l'hantavirus est jugé "faible". Cette annonce survient alors que le navire Hondius a accosté vers 11h30, soulevant des préoccupations au niveau international concernant la santé publique. Selon Le Parisien, l'absence de cas sur le navire est un développement rassurant.
Ce voyage du Hondius a été particulièrement surveillé après l'émergence d'un foyer d'hantavirus début mai, ayant résulté en trois décès. Malheureusement, ce virus ne dispose d'aucun traitement ni vaccin. Plusieurs nations ont alors décidé de placer sous surveillance les personnes pouvant être des cas contacts, bien que l'OMS souligne que la transmission interhumaine est rare et nécessite un contact très étroit. L'organisation a affirmé : "Le risque pour la santé publique a été réévalué et demeure faible."
Les personnes débarquées placées en quarantaine ou à l'isolement
Dans le port de Rotterdam, 27 personnes vont descendre à terre, comprenant 25 membres d'équipage et 2 membres du personnel médical. D'origine variée, ils incluent 17 Philippins, 4 Néerlandais, 4 Ukrainiens, un Russe et un Polonais. Conformément aux protocoles de sécurité, ces individus seront mis en quarantaine dans le port ou devraient s'isoler chez eux. Tous sont actuellement asymptomatiques, selon Oceanwide Expeditions. De plus, le corps d'une Allemande décédée durant le trajet est encore à bord du bateau.
Bien que le risque de propagation semble limité, l’OMS met en garde contre la possibilité que d’autres passagers puissent développer l’hantavirus en raison de la période d’incubation. "Bien que d'autres cas puissent encore être détectés parmi ceux exposés avant l'implémentation des mesures de confinement, le risque de transmission supplémentaire devrait être considérablement atténué après le débarquement et l'établissement des mesures de contrôle", a ajouté l'organisation. L'OMS veille à suivre l’évolution épidémiologique de près, avec une réévaluation des risques si nécessaire.
À ce jour, un total de sept cas d’hantavirus a été confirmé, en plus d’un cas probable, selon l’AFP, dont les nouvelles sont relayées par Le Parisien, avec un nouveau cas récemment identifié au Canada.







