La secrétaire générale de la CFDT a été reconduite jeudi 25 juin 2026 pour un deuxième mandat lors du 51e congrès du syndicat à Bordeaux.
Marylise Léon, à la tête de la CFDT depuis 2023, a été réélue ce jour-là pour un mandat de quatre années. Elle continuera à incarner le syndicat durant la campagne présidentielle, rappelant lors du congrès à Bordeaux qu'« il n’y a pas de compromis possible » avec le Rassemblement National, dont elle refuse de rencontrer les élus. Cette position trouve un écho chez son homologue à la CGT, Sophie Binet, qui a exprimé des idées similaires lors du 54e congrès à Tours, affirmant : « La CGT ne se laissera jamais anesthésier par l’extrême droite ! Soyons fiers de la clarté et de la constance de notre position. »
Les 41 membres du nouveau bureau national ont reconduit Yvan Ricordeau en tant que secrétaire général adjoint et ont désigné Laurent Soulier comme trésorier, succédant à Jocelyne Cabanal.
« La démocratie aura été fragilisée par à-coups successifs »
Lors de son discours bilan, Léon a mis en avant une des « victoires » du syndicat : la suspension de la réforme des retraites, un combat mené grâce à des mobilisations soutenues. « Cette victoire nous appartient ! » a-t-elle souligné, évoquant les quatorze journées de luttes en 2023. Cependant, elle a également alerté sur l'état de la démocratie en France, en déclarant que « la démocratie aura été fragilisée par à-coups successifs ».
Elle a souligné que la présidentielle se jouera dans un pays divisé, avec des services publics fragilisés et des jeunes en proie au doute. « La CFDT doit jouer un rôle majeur dans ce contexte, » a-t-elle affirmé, rappelant que « c’est le syndicalisme qui a résisté sur les retraites quand beaucoup pensaient que nous étions perdants. C'est grâce à nous que les jours de carence ont été réduits et que les jours fériés ont été préservés. » Elle a enfin réitéré les valeurs fondamentales de la CFDT : « la responsabilité n’est pas la résignation, la négociation n’est jamais la faiblesse, le compromis n’est pas l’effacement, la mobilisation n’est pas la violence, et le rapport de force n’est pas la posture. »







