L'horreur a frappé lundi matin dans la ville de Lassa, située dans la zone administrative d'Askira Uba, au Nigeria. Des djihadistes, supposément associés à l'État islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP), ont attaqué un lycée alors que des élèves passaient leurs examens de fin d'année, entraînant la mort de trois personnes, dont un soldat, selon les rapports officiels.
Un conseiller du gouvernement local, Ijagla Ijabila, a révélé qu'une liste de 37 élèves disparus, comprenant des informations sur le sexe des enfants et les coordonnées de leurs parents, a été établie et diffusée aux médias. Une source du renseignement a également confirmé ces informations à l'AFP.
Ce phénomène tragique des enlèvements, en particulier ciblant les jeunes, est devenu une réalité alarmante dans le pays, où des groupes armés, tant djihadistes que criminels, s'en prennent aux élèves pour des rançons. Le Nigeria, le pays le plus peuplé d'Afrique, est en proie à cette violence endémique, notamment dans le nord et le centre.
Depuis l'enlèvement de plus de 300 lycéennes à Chibok en 2014, qui avait suscité l'indignation mondiale, des centaines d'enfants ont été victimes de kidnappings lors d'attaques multiples. Des incidents récents, comme l'enlèvement de plus de 40 élèves en mai dans le village de Mussa, témoignent d'une crise qui perdure.
Il est également préoccupant de noter qu'en mai dernier, des enlèvements ont eu lieu dans l'État d'Oyo, un secteur considérée comme plus sûr, ce qui indique une propagation inquiétante de la violence. Le pays lutte contre une insurrection djihadiste depuis 2009, principalement dans le nord-est. Malgré un déclin relatif des violences par rapport à la décennie précédente, des analystes préviennent d'une possible réémergence de ces attaques d'ici 2025, ce qui pourrait aggraver la situation de sécurité et mettre en péril l'éducation des jeunes au Nigeria.







