Dans un contexte géopolitique tendu, marqué par la guerre en Ukraine, la Chine et la Russie annoncent des exercices navals conjoints devant les côtes chinoises, programmés du 6 au 13 juillet. Ces manœuvres visent à solidifier leur «partenariat stratégique», selon les déclarations officielles. Depuis quelques années, ces exercices communs suscitent l'inquiétude des pays occidentaux, notamment à la lumière des événements en Ukraine.
Les deux marines effectueront les exercices nommés «Joint Sea-2026» dans «les espaces aérien et maritime au large de Qingdao», un port militaire stratégique en Chine. Comme l'a souligné le ministère chinois de la Défense, «cet exercice est conçu pour répondre à des défis sécuritaires et préserver la paix dans la région».
Du côté chinois, la flotte composée de deux destroyers, d’une frégate, d’un sous-marin et d’autres navires a déjà rejoint Qingdao pour participer. Les militaires de la Chine indiquent que des exercices de reconnaissance, de défense aérienne et d’attaques en surface sont programmés.
Les forces russes du Pacifique ont également confirmé que les manœuvres se dérouleront en mer Jaune, entre la Chine et la péninsule coréenne. Un communiqué de la flotte rappelait que ces exercices incluront des «opérations de sauvetage conjointes» ainsi que des «exercices de tir d'artillerie», visant à renforcer l'entente bilatérale et à garantir «la paix et la stabilité» dans la région.
Cette coopération intervient après une rencontre entre les présidents Poutine et Xi Jinping, durant laquelle le président russe avait loué le caractère «sans précédent» de leur relation. Les exercices «Joint Sea» sont en cours depuis 2012, l’édition précédente ayant eu lieu près de Vladivostok, suivie de patrouilles dans l'océan Pacifique.
Bien que la Chine ne condamne pas l'invasion de l'Ukraine par la Russie, elle plaide pour des négociations de paix. De leur côté, les pays occidentaux accusent Pékin de fournir une aide économique cruciale à Moscou dans le cadre de ce conflit.







