Kostiantyniska, désormais sous domination russe, a été revendiquée par le Kremlin le 3 juillet, selon des déclarations de Dmitri Peskov, le porte-parole de la présidence russe. Cette ville, qui abritait près de 80 000 habitants avant le début des hostilités, a été un champ de bataille intense depuis fin 2025.
Le Kremlin a confirmé que "Kostiantyniska a été entièrement prise", marquant une avancée stratégique sur le front qui s'étend sur plus de 1000 kilomètres. La ville joue un rôle crucial dans le contrôle de la région du Donbass, particulièrement en tant que dernière position fortifiée avant d'importantes villes comme Kramatorsk et Sloviansk, encore sous contrôle ukrainien.
Un bastion clé de l'est de l'Ukraine
Les forces russes, selon Reuters, voient en Kostiantyniska un "bastion clé" dans leur offensive. En occupant cette ville, elles se préparent à une progression stratégique vers le nord, où elles envisagent de s'étendre encore plus profondément dans le territoire ukrainien. À présent, la Russie prétend contrôler intégralement la région de Louhansk, l'une des deux provinces qui constituent le Donbass, un objectif vital pour Moscou.
Vladimir Poutine a indiqué que "les forces armées russes continuent de conserver fermement l’initiative stratégique sur le front". Cependant, des experts notent que la progression rapide souhaitée par Moscou semble en ralentissement.
La progression des forces russes ralentit
Des analyses de l'Institut pour l'étude de la guerre montrent que, durant le mois de juin, la ligne de front en Ukraine est restée largement inchangée. Ce ralentissement s'accompagne d'une perte de territoire pour la Russie, qui a vu son contrôle diminuer de 403 km² en avril et mai, alors que l'Ukraine intensifie ses frappes de drones.
Ce printemps, pour la première fois en deux ans et demi, l'extension des lignes russes a montré des signes de recul. Les forces russes avancent, en moyenne, de seulement 15 km² par mois depuis le début de cette année, alors qu'elles avaient progressé de 405 km² par mois en 2025. Ce décalage souligne les défis auxquels le Kremlin fait face sur le champ de bataille, illustrant la complexité d'un conflit qui semble loin d'être résolu.







