Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères, a dénoncé sur BFMTV une vaste campagne de cyberattaques provenant de Moscou, touchant de nombreux pays européens, dont la France. À la suite de ces révélations, Paris prévoit de convoquer l'ambassadeur de Russie dans les prochains jours.
Le ministre a précisé que cette initiative s'accompagnera de sanctions contre neuf individus et quatre entités impliquées dans ce réseau cybernétique, qui aurait été orchestré par le FSB, le service de sécurité fédéral russe. Selon Barrot, les attaques ciblaient divers ministères, entreprises et même des infrastructures critiques, avec des objectifs allant du renseignement à la désorganisation des systèmes, comme l'illustre le cas en Pologne où des infrastructures ferroviaires ont été ciblées.
Malgré ces menaces, Barrot a affirmé que la France a su renforcer considérablement ses capacités de détection des cyberattaques. "Nous possédons l'un des dispositifs de cyberdéfense les plus avancés en Europe et même au monde", a-t-il déclaré, ajoutant que les efforts se concentrent également sur la lutte contre les tentatives d'influence et de désinformation qui pourraient perturber les processus électoraux.
Les dispositifs mis en place, par le service Viginum et l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi), sont reconnus pour leur efficacité dans la lutte contre les ingérences numériques. Ces outils visent à protéger la France des menaces émergentes dans le paysage géopolitique actuel.







