L'armée syrienne intensifie ses attaques contre les quartiers kurdes d'Alep, plongeant la ville dans une spirale de violence sans précédent. Le leader des Kurdes, Mazloum Abdi, souligne que cette escalade menace audacieusement les négociations avec le gouvernement de Damas, compliquant davantage le tableau politique déjà chaotique dans le pays.
À mesure que les combats se poursuivent, des milliers de Kurdes se voient contraints à fuir, renforçant les craintes d'une contagion régionale du conflit. La Turquie a déclaré sa disponibilité à épauler le gouvernement syrien, tandis qu'Israël a manifesté son soutien envers les forces kurdes. Avec des commerces, universités et écoles fermés, Alep subit un coup dur alors qu'un couvre-feu est en vigueur dans plusieurs quartiers.
Les violences ont, tragiquement, fait un bilan d'au moins 21 morts jusqu'à présent, faisant des affrontements actuels les plus graves entre l'administration centrale et cette minorité ethnique. Ces événements tragiques surviennent alors que les deux parties luttent pour mettre en œuvre un accord de mars visant à intégrer les institutions kurdes, y compris les puissantes Forces Démocratiques Syriennes (FDS), dans le cadre de l'État syrien.
Selon un correspondant de l'AFP, l'armée a mené des bombardements intenses sur les positions des FDS, notamment dans les quartiers d'Achrafieh et de Cheikh Maqsoud, alors que des milliers de civils essayaient de fuir à travers des couloirs humanitaires. Une femme, Rana Issa, a partagé sa douleur, déclarant : "Mes enfants étaient terrifiés; nous avons dû fuir sous le feu des snipers...".
Les tensions entre Israël et la Turquie s'exacerbent, avec Ankara soutenant l'armée syrienne et Israël dénonçant fermement les attaques contre la minorité kurde. Cela se produit également dans un contexte où des manifestations ont éclaté à Qamishli, plainte exprimée par les leaders kurdes pour une intervention de la communauté internationale.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, doit se rendre à Damas, et l'UE appelle déjà à la retenue et à la protection des civils dans cette situation explosive. Tandis que des experts, comme Aron Lund, avertissent que sans accord rapide, la menace d'une escalade majeure entre Damas et les FDS demeure très présente. Cette dynamique à Alep met en lumière non seulement les conflits internes, mais aussi les enjeux géostratégiques qui pourraient déstabiliser davantage la région.







