La situation à Kiev s'est gravement détériorée cette nuit, avec des bombardements russes faisant au moins quatre morts. Des dizaines d'autres personnes ont été blessées, selon les rapports des autorités locales. Parmi les victimes, un secouriste a perdu la vie alors qu'il intervenait sur un site touché par des drones explosifs.
Les frappes ont touché plusieurs immeubles résidentiels, plongeant ainsi la ville dans un état de choc. Le chef de l'administration militaire régionale, Mykola Kalachnyk, a déclaré que "l'ennemi intensifie ses attaques sur Kiev avec des drones". Ce contexte inquiétant coïncide avec une alerte aux missiles émise par l'armée de l'air ukrainienne, qui a averti que des missiles balistiques pourraient être lancés depuis la base militaire située à Kaspoutine Iar, à environ 400 kilomètres de la frontière.
Dans un développement connexe, une attaque ukrainienne sur la région de Belgorod a causé des coupures d'électricité touchant plus de 500 000 personnes. Selon le gouverneur local, Viatcheslav Gladkov, "556 000 personnes dans six municipalités sont actuellement privées d'électricité", tandis que d'autres subissent également des pénuries d'eau.
Sur le plan diplomatique, la Russie a averti que toute présence militaire occidentale en Ukraine serait considérée comme une "cible légitime". Le président Emmanuel Macron a évoqué la possibilité d'un déploiement de milliers de soldats français en Ukraine, une fois un accord de paix établi, créant ainsi des tensions supplémentaires dans la région. Cette escalade souligne les préoccupations croissantes vis-à-vis d'une guerre qui ne semble pas sur le point de se terminer.
Les experts et analystes, comme l'explique le spécialiste des relations internationales Jean-François Charmeau, estiment que "les frappes russes sur des cibles civiles augmentent la polarisation des opinions". Ce climat de peur et d'incertitude pourrait avoir des répercussions sur les négociations de paix en cours.







