La révolte iranienne, débutée le 28 décembre, continue de faire des victimes. Selon l'ONG Iran Human Rights, au moins 51 manifestants, dont neuf enfants, auraient perdu la vie, et des centaines d'autres ont subi des blessures graves. Ce climat de violence a suscité des réactions internationales marquées.
Dans une déclaration commune faite le 9 janvier, Emmanuel Macron, le leader britannique Keir Starmer et l'allemand Friedrich Merz ont exprimé leur profonde indignation face à "la violence inacceptable" exercée par les forces de sécurité. Ils ont appelé les autorités iraniennes à "faire preuve de retenue" et à respecter les droits fondamentaux des citoyens, soulignant les responsabilités des gouvernements face à la liberté d'expression.
Malgré un contexte de répression accrue – déjà aggravé par des coupures d'Internet et des restrictions médiatiques – la colère populaire semble s’intensifier. Les manifestations, qui touchent plus de 90 villes, reflètent un mécontentement croissant contre le régime de la République islamique instauré en 1979.
Selon des analystes politiques comme Marie Dosé, spécialiste des questions iraniennes, "l'ampleur des manifestations indique un besoin urgent de changement", ajoutant que "les sanctions internationales pourraient renforcer la pression sur le régime". En parallèle, d'autres voix s'élevent également en soutien aux manifestants à travers le monde, illustrant l'ampleur de la mobilisation contre la répression en Iran.
Alors que les conditions sur le terrain restent tendues, des organisations de défense des droits humains demandent à la communauté internationale d'intervenir et d'adopter des mesures concrètes pour protéger les civils. L'impact de ces événements sur le paysage politique iranien reste à voir, mais une chose est sûre : la quête de liberté en Iran ne semble pas prête de s'éteindre.







