Le gouvernement français face aux inquiétudes agricoles
Alors que l'Union européenne s'apprête à signer l'accord de libre-échange avec le Mercosur, prévu pour le 17 janvier 2026, le gouvernement français intensifie ses efforts pour apaiser les tensions parmi les agriculteurs. Ce traité a reçu le soutien d'une majorité qualifiée d'États membres européens, permettant à Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, d'annoncer la signature officielle dans quelques jours au Paraguay.
Malgré l'enthousiasme de certains dirigeants européens, comme le ministre des Finances allemand Lars Klingbeil, qui décrit cet accord comme un « signal important » en période de tensions commerciales, la France se trouve en proie à une crise intérieure. Les agriculteurs, inquiets des conséquences de l'accord sur la concurrence, ont exprimé leur mécontentement lors de manifestations.
Pour remédier à cette colère, Annie Genevard, la ministre de l'Agriculture, a promis une série de mesures. Elle a mentionné que « depuis six jours, aucun nouveau cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) n'a été détecté », soulignant les progrès dans la vaccination des bovins. De plus, le fonds d'aide d'urgence pour les agriculteurs va être doublé, portant son montant à 22 millions d'euros.
D'autres initiatives incluent le triplement du fonds hydraulique agricole à 60 millions d'euros pour faire face aux défis d'approvisionnement en eau, ainsi qu'une augmentation de 10 % du quota de tirs autorisés pour lutter contre les attaques de loups, un sujet épineux pour de nombreux éleveurs.
Cependant, certains avertissements ont été émis par des responsables politiques. Amélie de Montchalin a souligné l'importance de la stabilité gouvernementale pour garantir des solutions durables pour les agriculteurs. « Si le gouvernement tombe, il n'y aura pas de plan pour soutenir les viticulteurs », a-t-elle déclaré, faisant allusion aux conséquences d'une instabilité politique.
Les réactions au sein du secteur agricole continuent de diverger, illustrant la complexité de la situation. Nombreux sont ceux qui demandent une protection accrue contre les effets d'une ouverture des marchés aux produits sud-américains jugés moins réglementés. Selon un rapport de Le Monde, des experts mettent en garde sur les dangers que représente cet accord pour la filière, en termes de normes environnementales et de qualité des produits.







