Dans un contexte politique de plus en plus explosif, le gouvernement français exacerbe la pression sur les députés. Après un boycott notable d'une réunion budgétaire par des partis comme les communistes et les écologistes, et la dépose de motions de censure par le Rassemblement National (RN) et La France Insoumise (LFI) sur le controversé accord Mercosur, la tension grimpe.
Des sources proches de l'exécutif révèlent que le Premier ministre Sébastien Lecornu et le président Emmanuel Macron se sont récemment concertés sur une réponse immédiate à une éventuelle censure du gouvernement. Ils ont convenu qu'une dissolution de l'Assemblée nationale pourrait être envisagée dans ce cas, une option qui n’a pas été utilisée depuis l'importante dissolution de l'été 2024.
Élections législatives et municipales en symbiose
Le gouvernement aurait déjà envisagé d'organiser ces élections anticipées, avec l'instruction donnée au ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, de préparer le scrutin pour les 15 et 22 mars. Ces dates coïncideraient avec les élections municipales, une coïncidence qui ne serait pas due au hasard, mais plutôt une stratégie pour galvaniser le soutien populaire.
Selon des analystes politiques, cette manœuvre pourrait avoir différentes répercussions. "En jouant la carte de la dissolution, le gouvernement cherche à tester la cohésion de l’opposition et à renforcer sa propre position", explique un expert à l'Institut français des relations internationales. Cependant, la mémoire des conséquences d'une dissolution précédente, marquée par un fiasco électoral pour l'exécutif, reste vive dans les esprits.
Emmanuel Macron semble donc prêt à renouveler son pari, maximisant la pression sur les députés tout en faisant fi des discussions autour de réformes essentielles qui touchent directement la vie des Français. À suivre de près, cette situation pourrait redessiner le paysage politique français, comme le souligne le Monde.







