En Espagne, un nouvel incident tragique sur les rails a coûté la vie à une personne et causé de graves blessures à cinq autres, près de Barcelone, dans la soirée du mardi 20 janvier. Un train de banlieue a percuté des débris provenant d'un mur effondré, soulignant les défis croissants en matière de sécurité ferroviaire dans le pays. Ce drame survient seulement deux jours après une catastrophe en Andalousie, ayant causé la mort de 42 personnes et blessé 120 autres.
Une pièce de 20 tonnes, retrouvée dans un ruisseau à proximité de l'accident, attire particulièrement l'attention des enquêteurs. Cet élément provient du train Iryo, qui avait déraillé le dimanche 18 janvier. Les autorités, selon le quotidien El País, poursuivent leur enquête en examinant les boîtes noires et les communications entre le conducteur du train déraillé et le centre de contrôle. À 19h45 ce dimanche-là, alors que le train filait à 205 km/h, il a quitté les rails. Bien que le conducteur ait signalé l'incident au personnel de contrôle, il semblerait qu'aucun d'eux n'ait réalisé que le choc s'était déjà produit. Quatre minutes plus tard, il a tenté de rappeler, alors que le personnel de contrôle essayait de le joindre.
Des encoches repérées
Un autre indice crucial a été identifié : des marques sur les roues des voitures du train déraillé, ainsi que sur celles des trains ayant précédé l'accident. Oscar Puente, le ministre des Transports, a soulevé des questions essentielles : "Pourquoi y a-t-il ces marques? Y avait-il un objet sur les voies ou un problème de dégradation de l'infrastructure?" Des passagers avaient déjà signalé des vibrations inhabituelles sur cette ligne dans les mois précédents. En réponse à ces incidents, le syndicat des conducteurs de train espagnol a annoncé une grève de trois jours prévue en février, afin de revendiquer des mesures de sécurité accrues sur le réseau ferré.







