Dans une vidéo devenue virale, un ancien prisonnier palestinien décrit les horribles sévices sexuels et physiques qu'il a subis pendant sa détention en Israël. Ces allégations, mises en lumière par l'ONG B'Tselem, ont été fermement rejetées par les autorités israéliennes.
L'homme, d'origine palestinienne, a partagé son témoignage poignant sur les conditions inhumaines de sa détention qui a duré près de seize mois. Arrêté en février 2024, il raconte avoir été victime d'agressions sexuelles répétées et d'autres formes de violence dans une prison israélienne, comme le rapportent plusieurs médias, dont The Guardian.
Père de six enfants, cet homme a décidé de briser le silence malgré les risques pour sa sécurité. « Je ne pouvais pas rester silencieux. J’ai la responsabilité morale de dire ce qui m’est arrivé, ainsi qu’aux autres prisonniers », a-t-il déclaré dans sa vidéo diffusée sur TikTok.
Un réseau de camps de torture
Son témoignage évoque des menaces constantes, un déshabillage humiliant, des attaques de chiens et des coups violents qui l'ont laissé saignant pendant plusieurs semaines sans aucune aide médicale. « Je ne sais même plus à quel point j’ai hurlé de douleur », a-t-il exprimé, faisant écho à des rires de soldats durant ces tortures.
Dans un rapport sans précédent, l’ONG B'Tselem confirme ces accusations, révélant un « schéma grave de violences sexuelles » dans les prisons israéliennes, transformées en véritables camps de torture depuis octobre 2023.
Les autorités israéliennes nient les faits
B'Tselem souligne l'absence de contrôle indépendant sur les conditions de détention, renforcée par la suspension des visites du Comité international de la Croix-Rouge. Il y a actuellement environ 9 000 Palestiniens encore emprisonnés, dont la moitié n'ont pas été jugés. Selon l'ONG, au moins 98 d'entre eux sont morts dans ces établissements en raison de négligences médicales et de violences infligées par les gardiens.
Le porte-parole du service pénitentiaire israélien a rejeté les accusations, affirmant que la loi et les droits des prisonniers sont respectés. Cependant, B'Tselem critique cette position, insistant sur le fait que les violences dans les prisons sont souvent vanteés et soutenues par le système judiciaire et politique israélien. Jusqu'à présent, seul un groupe de soldats a été poursuivi pour des actes délictueux en 2024.







