Paris (France) (AFP) – Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a déclaré vendredi qu'il ne demanderait pas l'interdiction de la marche en mémoire de Quentin Deranque, l'étudiant nationaliste tragiquement tué la semaine dernière à Lyon.
Dans une interview accordée à RTL, Nuñez a estimé que cet événement pourrait rassembler entre 2 000 et 3 000 personnes, majoritairement issues de l'ultradroite, et a précisé que des mesures de sécurité importantes seraient mises en place pour encadrer cette manifestation.
Pendant ce temps, le maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, a exprimé des craintes concernant des risques de troubles à l'ordre public, demandant ainsi l'annulation de la marche. Toutefois, le ministre a rappelé son devoir de veiller à l'ordre public tout en protégeant la liberté d'expression. "Je ne peux interdire une manifestation que si des troubles graves à l'ordre public sont prévisibles et si je ne peux pas garantir leur gestion", a-t-il précisé.
Nuñez a soutenu que pour l'instant, la nécessité de maintenir la liberté de manifestation prédomine sur les craintes concernant des troubles. "Mon rôle consiste à équilibrer le maintien de l'ordre public et la liberté d'expression. Actuellement, la liberté est plus importante que l'inquiétude", a-t-il ajouté.
Interrogé sur la possibilité que Quentin Deranque ait été une victime d'un "guet-apens", le ministre a déclaré qu'il ne le croyait pas, appréhendant plutôt cet incident comme une rixe qui a dégénéré en un homicide volontaire, qu'il a qualifié de "lynchage abominable".
Le climat autour de cette marche est chargé d'émotions, soulignant les tensions persistantes en France autour des questions d'identité et de violence politique. Les experts en sociologie estiment que de tels événements peuvent enflammer davantage les divisions déjà présentes dans la société française, tandis que d'autres appellent à des dialogues plus pacifiques pour résoudre ces problèmes.







