Au cours du sommet tenu à New Delhi, les États-Unis ont exprimé un rejet total de toute forme de gouvernance mondiale relative à l'intelligence artificielle (IA). Michael Kratsios, conseiller aux sciences et technologies de la Maison Blanche, a déclaré : "Comme l'affirme l'administration Trump à maintes reprises, nous refusons la gouvernance mondiale de l'IA".
Cette déclaration intervient alors que le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a récemment annoncé le lancement d'une commission scientifique visant à garantir que le contrôle humain de l'IA devienne une réalité tangible.
Lors de ce même sommet, Sam Altman, le PDG d'OpenAI, a fait part de l'urgence d'établir des régulations autour de cette technologie en pleine expansion. Il a ajouté : "Nous avancerons à une vitesse qui dépasse notre capacité à gérer la situation".
En contraste, Kratsios a souligné le potentiel de l'IA pour favoriser l'épanouissement humain et a dénoncé les préoccupations idéologiques axées sur des risques, qualifiées de prétextes pour une bureaucratie excessive.
Le sommet a été marqué par la création d'une commission, le "Panel scientifique international indépendant sur l'intelligence artificielle", qui regroupera une quarantaine de scientifiques. Ce corps consultatif est destiné à devenir une référence dans le domaine de l'IA, à l'instar du GIEC pour le climat.
Un sommet crucial pour l'avenir de l'IA
Pour la première fois, un sommet mondial aussi important a eu lieu dans un pays en développement, rassemblant des dirigeants et des ministres du monde entier, ainsi que des leaders du secteur technologique, dont Sundar Pichai, de Google, et Jensen Huang, de Nvidia. Le prochain événement se tiendra à Genève en 2027.
Les discussions ont également porté sur l'importance d'un accès universel à cette technologie, le Premier ministre indien, Narendra Modi, plaidant pour que l'IA soit "accessible et inclusive".
Tandis que l'Inde espère attirer 200 milliards de dollars d'investissements dans le secteur de l'IA, elle a aussi officiellement rejoint le groupe "Pax Silica", aux côtés des États-Unis, pour assurer la sécurité des approvisionnements en matériaux et technologies liés à l'IA, comme l’a souligné Jacob Helberg, sous-secrétaire d'État aux affaires économiques.
Avec AFP







