Quatre candidats sont en mesure de se maintenir dans la cité phocéenne, dimanche 22 mars. Mais deux candidats se détachent largement : le maire socialiste sortant Benoît Payan et le candidat du RN Franck Allisio.
À Marseille, la compétition se corse avec quatre candidats qui pourraient continuer au second tour. En première ligne, Sébastien Delogu (LFI, quatrième avec 12,6% des voix selon les estimations d'Ifop Fiducial à 21h33) a immédiatement lancé un appel à l'unité, tendant la main au maire socialiste sortant, Benoît Payan. « Nous devons créer un front antifasciste pour empêcher le Rassemblement national de s'implanter à Marseille », a-t-il déclaré, soulignant qu'une fusion avec l'autre liste de gauche serait cruciale pour vaincre l'extrême droite.
Le candidat du RN, Franck Allisio, a quant à lui réussi à attirer 33,50% des voix, juste derrière le maire sortant Benoît Payan, qui se positionne à 38,10%. Martine Vassal (divers droite) suit en troisième position avec 12,1%. Une estimation d'Ipsos BVA Cesi pour France Télévisions avait même mis les deux favoris à égalité à 35,4% des voix, alors qu'une autre estimation d'Elabe-Berger Levrault pour BFM TV voyait la gauche devant le RN de 2,5 points (36,8% contre 34,3%).
Le RN appelle à une union à droite
Franck Allisio a qualifié ce résultat de « historique », affirmant qu'il représentait « la majorité silencieuse » des Marseillais. Il a promis de défendre le « cadre de vie » et l'« identité marseillaise », espérant faire de Marseille un « exemple français » face à l'insécurité et la pauvreté. Son appel à une union pour « battre la gauche et l'extrême gauche » marque une stratégie claire.
Du côté du maire sortant, Benoît Payan n'a pas encore réagi. Toutefois, durant la campagne, il a systématiquement rejeté les avances de LFI concernant des fusions, un point réitéré par Jean-Luc Mélenchon lors de son dernier meeting à Marseille.
Quant à Martine Vassal, elle a tardé à communiquer, mais a finalement réaffirmé son intention de se maintenir, rappelant qu'« jamais Marseille, ville multiculturelle et ouverte, n'élira un maire du RN ».







