Politico Europe annonçait récemment que les élections municipales de 2026 pouvaient influencer l'élection présidentielle de 2027. Ce dimanche, les résultats préliminaires dans cinq grandes villes françaises montrent une répartition des forces tout à fait intéressante.
Emmanuel Grégoire remporte la mairie de Paris, confirmant la domination de la gauche dans la capitale, tandis qu'à Nice, Éric Ciotti, figure montante de l'extrême droite, déjoue Christian Estrosi, ancien maire macroniste.
• Grégoire s’impose à Paris
Dans la bataille parisienne, le socialiste Emmanuel Grégoire est élu avec une nette avance sur Rachida Dati, représentante de la droite, et Sophia Chikirou des Insoumis. “La vigueur de la gauche à Paris s’est affirmée ce dimanche”, note La Vanguardia, qui souligne que la tradition politique de la ville a été préservée.
Emmanuel Grégoire a déclaré avec fierté : “Paris a décidé de rester fidèle à son histoire” lors de son discours de victoire.
• Le RN cale à Marseille
À Marseille, la participation a atteint 50,4 % en fin de journée, un chiffre en hausse par rapport au premier tour, ce qui a sans doute joué en faveur de Benoît Payan. Malgré la menace du RN, représenté par Franck Allisio, qui a terminé à seulement deux points de Payan, le maire sortant s’impose avec 54,6 % des suffrages. Blick commente que “le RN doit reconnaître sa défaite”.
• À Lyon, pari perdu pour Aulas
Jean-Michel Aulas, ancien président de l’Olympique Lyonnais, n’a pas réussi à défier le maire écologiste Grégory Doucet. Ce dernier, s’étant allié avec les Insoumis, obtient 54 % des voix, tandis que son adversaire est à 46 %. RTBF souligne que la tentative d’Aulas représente un échec retentissant pour la droite à Lyon.
• Moudenc conserve Toulouse
Jean-Luc Moudenc, épaulé par une coalition allant du MoDem à LR, conserve la mairie de Toulouse malgré la tentative de la France Insoumise de le remplacer. Politico Europe souligne que “c’est un exploit remarquable” étant donné la tendance à gauche de la ville.
• Ciotti bat Estrosi à Nice
À Nice, Éric Ciotti a gagné son pari en battant Christian Estrosi, avec 46,2 % des voix. Soutenu par le RN, il incarne une dynamique nouvelle pour les droites. Le Temps souligne que cette victoire relance le débat sur l'alliance des conservateurs traditionnels avec l'extrême droite.







