Le ministre des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous, a confirmé que la réforme de la fin de vie sera soumise au vote définitif de l'Assemblée nationale en juin. Ce calendrier est maintenu malgré le report d'un mois de son examen au Sénat, une décision qui a suscité des réactions au sein des instances parlementaires.
Le Sénat devait initialement examiner en seconde lecture deux propositions de loi relatives à l'aide à mourir et aux soins palliatifs au début du mois d'avril. Toutefois, ce débat a été reporté, provoquant la frustration de la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, qui a exprimé son désaccord face à ce nouvel aménagement.
M. Panifous a d'ailleurs précisé sur Franceinfo que le planning de la réforme demeure intact : "L'objectif ne change pas. Le texte sera à l'Assemblée nationale en juin. Les sénateurs ont simplement demandé davantage de temps, mais cela n’influe pas sur notre calendrier parlementaire."
Malgré des obstacles liés à la dissolution de l'Assemblée en 2024 et aux rebondissements politiques, comme la chute du gouvernement de François Bayrou, cette réforme suscite un vif intérêt. La proposition de loi, vantée par une majorité à l'Assemblée nationale, a été adoptée par 299 voix contre 226 lors d'une précédente lecture à la fin du mois de février.
La situation au Sénat, où des débats tumultueux ont conduit à son rejet lors de la première lecture, complique les choses pour la droite, majoritaire dans cette chambre. Toutefois, le soutien croissant pour l'aide à mourir dans l'opinion publique pourrait bien influencer le vote final. Les experts en éthique, comme le professeur Jean-Claude Lemoine, estiment que la légalisation de l'aide active à mourir est désormais inévitable compte tenu de l'évolution de la société française.







