Le maire exécutif, Christine Bost, a ouvert la session du conseil municipal, mettant en avant un premier rapport d’orientation budgétaire (ROB) pour la mandature. Ce rapport, défendu par Nicolas Barreteau, nouvellement nommé conseiller délégué aux finances, vise à illustrer la capacité de la ville à relever divers défis économiques.
La commune d’Eysines demeure sur des bases financières « saines » : une gestion équilibrée qui permet de maintenir des services, d’équilibrer les emprunts et d’investir dans les infrastructures. L’épargne brute est stable, dépassant les 3 millions d’euros, et la dette par habitant reste en dessous de la moyenne des grandes métropoles françaises.

Cependant, des inquiétudes planent sur l’horizon avec l’augmentation des coûts énergétiques, une inflation qui pourrait déraper et une baisse des aides provenant du gouvernement, comme l’analysera le quotidien Sud Ouest. Bost souligne que ces révisions fiscaux feront partie d'une nécessaire adaptation. "Nous devons activer le levier fiscal pour maintenir les niveaux de service public", déclare-t-elle.
Un choix difficile mais nécessaire
Nicolas Barreteau explique que la dernière hausse des taux a eu lieu en 2023, et que s’abstenir de toute hausse serait inacceptable pour financer des services de base tels que les écoles et crèches. Les investissement prévus pour cette année atteignent près de 8,5 millions d’euros.
Le conseiller d'opposition, Arnaud Derumaux, qualifie cela de "variable d’ajustement" pour un plan d’investissement qu’il juge mal structuré. Christine Bost rétorque que toutes les collectivités traversent une période similaire, rappelant que le potentiel fiscal d’Eysines demeure parmi les plus bas de la métropole bordelaise.
La discussion s'oriente maintenant vers la hausse précise des impôts, prévue pour le vote du budget le 29 avril. "Nous devons résister aux pressions externes tout en planifiant à long terme", conclut Bost.







