Rima Hassan, eurodéputée du mouvement La France Insoumise, a été placée en garde à vue le 2 avril 2026 avant d’être libérée. Cette mise en détention s’inscrit dans un contexte de tensions juridiques, déclenchées par ses déclarations sur le conflit israélo-palestinien, notamment une publication controversée sur les réseaux sociaux.
La justice vise des propos tenus le 26 mars 2026, où elle a évoqué Kozo Okamoto, une figure des actes terroristes des années 1970. Les autorités affirment que ces déclarations représentent une forme d’apologie du terrorisme, entraînant une série de signalements au ministère de l’Intérieur et via des organisations luttant contre l’antisémitisme. Le parquet considère ces éléments comme une promotion de la violence, ce que la défense conteste vigoureusement.
Manuel Bompard, un influent membre de LFI, défend Rima Hassan, insinuant que les accusations de possession de drogues s’inscrivent dans une tentative de déstabilisation. "Rima n’avait que du CBD, légal en France", a-t-il insisté sur Sud Radio, minimisant la gravité des allégations.
Une promotion de l’acte terroriste
Les accusations contre Rima Hassan vont au-delà de la simple apologie. Lors de sa garde à vue, les fouilles de ses effets ont révélé des substances illicites, notamment de la 3MMC, une drogue de synthèse prohibée. Cette découverte a conduit à l'ouverture d'une nouvelle enquête judiciaire, distincte de la précédente.
Dans un post sur le réseau social X, Rima Hassan a contesté ces accusations, arguant que seules des substances légales avaient été retrouvées sur elle. "Je n’ai jamais possédé de drogue, seulement du CBD pour des raisons médicales", a-t-elle déclaré, pointant du doigt des fuites orchestrées par la police.
Nouvelle convocation et soutien de Mélenchon
Suite aux tensions persistantes, Rima Hassan devra comparaître de nouveau devant les autorités. Jean-Luc Mélenchon, le leader de LFI, a exprimé son soutien inconditionnel à Hassan, dénonçant ce qu’il qualifie de persécutions politiques. Il a commenté sur les réseaux sociaux : "Il n’y avait aucun motif pour sa garde à vue, et la police a divulgué de fausses informations à la presse".
Cette affaire résonne avec une série de débats en cours sur les libertés d'expression et les droits des élus en France. L’issue de cette affaire pourrait avoir des implications significatives pour le mouvement politique de Rima Hassan et au-delà.







