Selon La Provence, une nouvelle manœuvre jette le trouble sur les élections municipales dans la cité phocéenne. Olivier Rioult, représentant du Rassemblement National et victorieux à la mairie des 11e-12e arrondissements, a déposé un recours le 27 mars auprès du tribunal administratif de Marseille, visant à contester l'élection de Benoît Payan (DVG) à la mairie centrale.
Le candidat du Printemps marseillais s'était imposé le 22 mars avec un score de 54,34 % lors du second tour, devançant de manière significative la liste de Rioult, qui avait recueilli 40,30 %. Pourtant, ce dernier, colistier de Franck Allisio (RN) et nouvellement élu, estime que cette victoire est entachée d'irrégularités.
Olivier Rioult avance un ensemble d'arguments détaillés sur 17 pages, qui, selon lui, pourraient remettre en question la validité du scrutin. Parmi les motifs cités, il dénonce la légalité des listes électorales, évoquant la présence de super-centenaires ainsi que des incohérences repérées entre les signatures des électeurs lors des deux tours. De plus, il fait état d'une vingtaine d'incidents rapportés dans les bureaux de vote, ainsi que d'opérations d'affichage jugées illicites. Il met également en lumière l'usage présumé de moyens publics par certaines figures politiques, notamment Martine Vassal et Benoît Payan, ce qui pourrait constituer une violation des règles électorales.
Cette situation interpelle également des experts en droit électoral. Selon Me Nina Gauthier, avocate spécialisée, il est crucial de garantir la transparence du processus électoral pour restaurer la confiance des citoyens. "Une contestation doit être fondée sur des éléments tangibles pour éviter d'électriser davantage le climat politique déjà tendu à Marseille," précise-t-elle.
Afin de suivre cette affaire, les marseillais vont devoir porter une attention particulière aux développements qui pourraient influencer le paysage politique local dans les mois à venir.







