Toutes les familles des Pays de la Loire seront désormais soumises au même tarif pour les transports scolaires, s'élevant à 171 euros. Ce changement signifie la fin des tarifs réduits pour celles dont les enfants sont scolarisés dans des écoles en regroupements pédagogiques intercommunaux (RPI), suscitant des critiques de l'opposition régionale.
À partir de la rentrée prochaine, certaines familles verront leur coût de transport scolaire bondir de 90 à 171 euros. Environ 3.900 enfants, sur un total de 135.000 élèves transportés quotidiennement, bénéficieront de cette hausse. Auparavant, un tarif réduit s'appliquait à ces familles en raison de la configuration particulière de leurs écoles, réparties dans différentes communes pour maintenir un maximum d'établissements ouverts. Le Conseil régional a statué sur cette nouvelle uniformité tarifaire dans une annonce faite le 8 avril.
Pour un service équivalent, un prix unique
Julien Bainvel, conseiller régional LR en charge des mobilités de proximité, a expliqué que la méthode de transport avait évolué. Auparavant, les parents emmenaient leurs enfants à un point de rendez-vous où un car scolaire les prenait pour les conduire dans une école d'une commune voisine. Aujourd'hui, ces élèves sont ramassés directement chez eux, justifiant ainsi l'harmonisation des tarifs. Bainvel a affirmé : "Pour un service identique, il est logique que les familles paient le même prix." Ce changement vise à simplifier la tarification des transports scolaires.
Des répercussions notables en période de crise économique
Guillaume Garrot, représentant de l'opposition de gauche au sein du Printemps de Pays de la Loire, a vivement critiqué cette hausse en soulignant que les familles rurales seront particulièrement touchées. "Ces familles n'ont d'autre choix que d'envoyer leurs enfants dans des communes voisines, et se voient imposer une augmentation de 90% des tarifs de transport. Dans le contexte actuel de crise du pouvoir d'achat, est-ce acceptable ?" a-t-il interpellé.
Cependant, la majorité au conseil régional rappelle qu'elle prend en charge plus de 85% du coût total des transports scolaires, soit presque 1.300 euros par élève et par an. Elle avait déjà appliqué une augmentation de 15 euros l'année précédente pour combler la hausse des coûts d'exploitation. Cette décision suscite ainsi un débat sur l'équilibre entre la nécessité d'un service public et les réalités économiques auxquelles les familles font face.







