Une banderole raciste à Besançon : la mairie réagit avec une plainte contre Némésis

Face à une provocation infâme, Besançon dépose plainte contre Némésis.
Une banderole raciste à Besançon : la mairie réagit avec une plainte contre Némésis
L'une « deux pancartes portées par le collectif Némésis lors du Carnaval de Besançon ce week-end ». © Facebook Hasni Alem

La mairie de Besançon, dirigée par Ludovic Fagaut (LR), a annoncé le 13 avril avoir déposé une plainte pour « provocation à la haine » contre le collectif d'extrême droite Némésis. Cette décision fait suite à l'accroche d'une banderole raciste sur la façade d'un immeuble, où le groupuscule a insinué un lien inacceptable entre les étrangers et les violences sexuelles.

Ce panneau infamant, suspendu lors du carnaval de la ville, a suscité une vive indignation. À cet égard, la municipalité a réagi en soulignant son engagement envers les valeurs de respect et de vivre-ensemble. « Nous condamnons fermement ces actes inacceptables », a déclaré le maire Ludovic Fagaut. Ce n'est pas la première fois que Némésis fait parler de lui dans le cadre de cet événement festif ; le collectif avait déjà perturbé le carnaval il y a deux ans, entraînant une plainte de l'ex-maire écologiste, Anne Vignot.

« C’est un délit »

Anne Vignot a d'ailleurs réagi en qualifiant ces amalgames de « honteux », ajoutant que « le racisme n'est pas une opinion, c'est un délit ». Son discours rejoint celui de nombreux élus de gauche qui réclament des mesures plus fermes contre le collectif, évoquant ses liens avec des groupuscules néonazis.

Depuis l'exposition de la banderole, des voix s'élèvent pour demander la dissolution de Némésis. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a répondu à ce sujet à l'Assemblée nationale en déclarant que « aucun groupe n’échappe au contrôle », insinuant que des actions pourraient être envisagées contre des formations comme Némésis.

Éric Coquerel, président de la commission des Finances à l'Assemblée nationale, a de son côté pris l'initiative de saisir l'administration fiscale. Cela fait suite à la déclaration de Némésis comme organisme d'intérêt général, permettant ainsi à ses contributeurs de bénéficier d'une réduction d'impôt de 66 %. Une enquête pourrait donc être lancée pour examiner cette situation, qui soulève des questions éthiques majeures quant à la démarche du collectif.

Lire aussi

Une banderole raciste à Besançon : la mairie réagit avec une plainte contre Némésis
Découvrez la réaction de la mairie de Besançon après l'affichage d'une banderole raciste par le collectif Némésis. Analyse et réactions à cette affaire délétère.
15h18
La Hongrie célèbre la fin d'une ère : un vent d'espoir souffle sur Budapest
Après la victoire du parti Tisza, la Hongrie tourne la page sur l'ère Orban, suscitant espoir et renouveau.
12h57
Un nouveau souffle pour la Hongrie : Peter Magyar chasse Viktor Orbán
Découvrez comment Peter Magyar a renversé Viktor Orbán aux élections législatives en Hongrie, un véritable tournant politique. Analyse et réactions des experts.
10h21
Augmentation des tarifs de transports scolaires : un choc pour les familles en Pays de la Loire
Découvrez comment l'augmentation soudaine des tarifs de transports scolaires touche les familles des Pays de la Loire et les réactions des élus. Une décision qui provoque des inquiétudes en période de crise économique.
07h08
Rétention prolongée des étrangers jugés dangereux : un projet de loi controversé à l'Assemblée
L'Assemblée nationale débat d'une loi visant à prolonger la rétention des étrangers jugés dangereux. Ce texte, controversé, prévoit de renforcer l'arsenal anti-terroriste tout en soulevant des inquiétudes quant à son efficacité.
04h22
Élections législatives en Hongrie : coup de tonnerre, Victor Orbán perd le pouvoir et annonce la victoire de son adversaire
Les élections législatives hongroises ont vu la victoire surprenante de Peter Magyar face à Viktor Orbán, marquant un tournant dans la politique nationale.
12 avril