Un changement de cap à Parempuyre, une ville qui semble renouer avec l'harmonie politique. Lors d'une séance du conseil municipal le 27 avril, étonnamment, le budget primitif pour l'année 2026 a été voté à l'unanimité. Ce moment de cohésion s'inscrit dans un contexte où le nouveau maire, Henri Lagarrigue, de la droite modérée, s'efforce de stabiliser le climat local, après une période marquée par des tensions politiques sous l'ancienne administration socialiste de Béatrice de François.
La présentation succincte des finances, bien qu'adoptée sans débat ni critique, soulève des inquiétudes. Le budget de fonctionnement s'élève à 13,38 millions d'euros et celui d'investissement à 6,4 millions. Henri Lagarrigue n'a pas tardé à faire part de son constat inquiet concernant l'état du patrimoine communal, qualifiant d'"urgentes" les interventions nécessaires sur plusieurs établissements scolaires.
Une politique de baisse des impôts s'accompagne de promesses concrètes. Le maire a pris la décision stratégique de réduire légèrement les taux d'imposition pour compenser la revalorisation forfaitaire des bases fiscales décidées au niveau national. Ainsi, le taux d’imposition sur les propriétés bâties tombe à 55,63 %, tandis que celui sur le non-bâti et la taxe d’habitation sur les résidences secondaires connaissent également une baisse. Ce geste, bien qu'apparenté à une faible réduction, est perçu comme un signal positif pour les contribuables.
Samuel Hercek, premier adjoint, a d'ailleurs rappelé les tensions causées par les hausses passées de la fiscalité locale, notamment celle de 2024, qui avait terni la réputation de l'ancienne maire. La démarche du nouveau maire semble donc répondre à un besoin d'apaisement.
Pour Jennifer Michalak, élue d'opposition, cette réduction reste à questionner, considérant qu'elle représente seulement 12 000 euros de manque à gagner pour la collectivité. Pourtant, elle souligne que cette approche pourrait revêtir une importance symbolique pour les habitants de Parempuyre.
Tandis que le village aspire à se réinventer, la question demeure : cette unanimité naissante au sein du conseil municipal pourra-t-elle se transformer en une dynamique durable ? L’avenir des infrastructures et la sécurité des enfants accueillis dans les établissements scolaires seront les véritables tests de cette nouvelle gouvernance.







