Le 27 avril, Emmanuel Macron a interpellé ceux qu'il appelle "les mabouls" qui veulent "se fâcher avec l'Algérie", révélant ainsi ce que Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national (RN), a qualifié de "trumpisation" du chef de l'État. Cette critique a fait suite à une déclaration acerbe de Bruno Retailleau, chef des Républicains, sur la gestion des médecins étrangers diplômés.
Face à une assemblée de médecins d'Ariège, Macron a exprimé son indignation sur les difficultés que rencontrent les praticiens diplômés hors Union européenne pour exercer en France. Son ton direct et sans fioritures a été interprété par Le Pen comme une imitation des pratiques de communication de Donald Trump. Elle a affirmé, lors d'une réunion à l'Assemblée nationale, que le style "cru" du président français nécessite une dénonciation.
"C'est encore le bordel. C'est un truc qui me rend dingue! C'est la folie du système français", avait-il lancé, rencontrant un médecin d'origine algérienne.
Les médecins diplômés à l'étranger, spécialistes en quantité en provenance d'Algérie, représentent plus d'un tiers des 19 000 médecins Padhue en France. Macron a ensuite lancé un défi à ses opposants: "Allez dire à tous ceux qui préconisent de rompre avec l'Algérie...".
Bruno Retailleau a riposté en désignant ces propos comme un "faux prétexte" détournant l'attention des véritables enjeux. En réponse à cette controverse, Le Pen a ajouté que la procédure d'attribution d'un examen aux médecins étrangers est "tout à fait naturelle" pour assurer une qualité de soins optimale, rejoignant de nombreux experts qui soutiennent cette position.
En somme, cette affaire illustre bien les tensions croissantes concernant les relations entre la France et l'Algérie ainsi que les débats sur l'immigration médicale dans le pays, comme l'indique le point de vue d'experts en politiques sanitaires.







