Lors d'une intervention sur France 2, il a expliqué : "Je ne souhaite pas que nos services souffrent du même traitement que l'industrie, comme cela s'est déjà produit avec des entreprises telles que Renault dans le passé." Cette crainte est fondée sur l'histoire de l'immigration post-guerre, qui a vu l'émergence de filières de recrutement à l'étranger pour répondre à un besoin de main-d'œuvre.
Le fondateur du parti Debout, qui envisage une candidature commune à gauche pour la présidentielle de 2027, a fait référence à la situation des maisons de retraite où des entreprises cherchent à recruter des travailleurs venus d'Afrique subsaharienne. "Nous avons déjà entendu des entreprises dire qu'elles allaient faire appel à cette main-d'œuvre", a-t-il rapporté.
Un écho à la visite présidentielle dans un hôpital
Au cours de cet entretien, Ruffin a également abordé la situation des hôpitaux publics, évoquant le discours d'Emmanuel Macron qui, lors d'une visite en Ariège, a plaidé pour un assouplissement des conditions d'accès des médecins diplômés hors de l'Union européenne. "Notre pays a besoin de ces femmes et hommes", a déclaré Macron, mettant ainsi en lumière une réalité que Ruffin ne peut ignorer.
Le député souligne que l'hôpital public repose principalement sur deux groupes souvent négligés : les médecins étrangers et les internes. "Cette situation ne doit pas être acceptée comme une fatalité. La France doit s'efforcer de former ses propres médecins plutôt que de se reposer sur des étrangers", insiste-t-il. Il revendique également l'égalité des droits pour les médecins étrangers déjà en exercice dans le pays.
Cette position n'est pas nouvelle pour Ruffin, qui, il y a deux ans, avait déjà dénoncé, sur le plateau de BFMTV, l'idée que la solution à la crise du Travail réside dans la réduction des statuts ou des salaires, ou encore l'importation de main-d'œuvre étrangère. Il prône plutôt une revalorisation des métiers en France pour attirer les travailleurs locaux vers ces secteurs.







