Dans des déclarations rapportées par La Tribune Dimanche, le Premier ministre Sébastien Lecornu a encouragé le géant pétrolier à instaurer "un plafonnement généreux des prix à la pompe". Cette initiative vise à soutenir les consommateurs français, particulièrement touchés par la hausse des tarifs des carburants due à la crise géopolitique au Moyen-Orient.
"Le bon sens, c'est d'établir un plafonnement favorable pour les consommateurs, afin de montrer l'avantage d'avoir une entreprise pétrolière nationale", a expliqué Lecornu, pressé par des voix politiques exigeant une taxation des surprofits de TotalEnergies.
Les résultats financiers de TotalEnergies témoignent d'une hausse de 51% de son bénéfice net au premier trimestre, conséquence directe de l'envolée des prix provoquée par les turbulences au Moyen-Orient, indique BFM TV.
Une proposition pour taxer les gains excessifs des groupes énergétiques
En parallèle, le Parti socialiste a proposé une mesure visant à taxer les surprofits des groupes énergétiques, soutenue par l'ensemble de la gauche. Marine Le Pen du Rassemblement National a également rappelé que si le plafonnement ne suffisait pas, la taxation pourrait devenir nécessaire pour assurer une redistribution équitable des ressources.
Actuellement, TotalEnergies fixe le prix du sans plomb à 1,99 euro le litre et celui du diesel à 2,09 euros, mesures valables tant que la crise dure. Le gouvernement, quant à lui, maintient une stratégie d'aides ciblées, opérant sous des contraintes budgétaires significatives.
"Nous adaptons nos mesures en fonction de l'évolution de la situation, et nous restons attentifs aux besoins des secteurs les plus touchés", a conclu Lecornu, comme le rapportent nos confrères de La Tribune.







