Michel Felkay, à la tête de la police municipale de Paris, a annoncé cette semaine son départ, apparemment à la demande du nouvel exécutif socialiste dirigé par Emmanuel Grégoire. Cette décision, inattendue pour beaucoup, suscite des répercussions et des interrogations au sein des syndicats policiers ainsi que de l'opposition.
Le changement à la mairie de Paris commence à se ressentir concrètement. Selon Le Parisien, ce départ devrait être interprété comme une suite logique après sept années passées sous l'égide d'Anne Hidalgo. Felkay, qui a également exprimé son incompréhension sur les réseaux sociaux, a indiqué qu'il quittait son poste « sans explication et sans remerciement », ce qui renforce l'inquiétude des syndicats.
Des répercussions sur la sécurité publique
Cette décision intervient peu de temps après l'élection d'Emmanuel Grégoire. À l'Hôtel de Ville, certains voient ce départ comme un renouvellement normal des équipes. Cependant, pour l'opposition, y compris le conseiller policier Abdoulaye Kanté, cela soulève des doutes quant à l'avenir et la direction de cette force essentielle dans la vie quotidienne des Parisiens. Sur X, Kanté a demandé des précisions sur les objectifs et la stratégie de la nouvelle équipe envers la police municipale.
Le départ du chef de la police municipale de Paris soulève des interrogations légitimes quant à l’avenir de cette force essentielle...
— Abdoulaye Kanté (@AbdoulayeK3) May 1, 2026
Les syndicats en émoi
Les représentants syndicaux n'ont pas caché leur surprise. Tarik Maouchi, secrétaire de l'UNSA police municipale, a exprimé qu'ils n'avaient été informés ni de la décision ni de ses motifs. Ce départ a même eu lieu alors que Felkay venait d'être élu conseiller municipal à Dijon, ce qui compliquait un maintien à son poste à Paris selon certains. Toutefois, la manière de sa sortie reste au cœur des critiques.
La municipalité socialiste doit maintenant trouver un remplaçant pour diriger une police municipale devenue un pilier de sa politique de sécurité. Cette transition ne manquera pas d'être scrutée, tant les enjeux de sécurité et de tranquillité publique restent des priorités pour les Parisiens.







