Pour la deuxième semaine consécutive, la nouvelle municipalité de Cherbourg-en-Cotentin a organisé des permanences dans ses cinq communes déléguées. Ces réunions ont pour but de recevoir les doléances des habitants concernant leurs problèmes quotidiens.
Camille Margueritte, récemment élue maire, avait promis d'instaurer ces permanences dès sa prise de fonction. Depuis le 25 avril, chaque samedi matin, les élus accueillent les citoyens de 10 heures à 12 heures afin d'écouter leurs préoccupations.
Philippe, présent lors de la permanence du 2 mai, a exprimé son enthousiasme : "On a pu discuter de divers sujets, comme l'état des routes à La Glacerie et le manque d'entretien des espaces verts. C'est formidable de pouvoir exprimer nos besoins, même si cela ne garantit pas une solution immédiate; au moins, nous avons été entendus." Ce sentiment d'écoute et de réactivité semble selon les témoignages recueillis, répondre à une attente exprimée par de nombreux habitants.
Frédéric, quant à lui, a profité de cette occasion pour aborder son conflit de voisinage qui traîne depuis cinq ans. "C'était un moment de dialogue constructif. Avant, mes démarches étaient sans réponse, mais maintenant l'élu avec qui j’ai échangé me semble vouloir avancer sur mon dossier," a-t-il déclaré.
Un important besoin de dialogue
D'une permanence à l'autre, les élus alternent pour assurer ces rencontres. Ce samedi à La Glacerie, Christian Chapon, conseiller municipal, était de service. "Nous traitons ici des problèmes souvent négligés par les autres, mais cruciaux pour ceux qui les vivent au quotidien. Ces échanges jouent un rôle essentiel d'urgence. Par exemple, la sécurité liée au vol d'un panneau est une préoccupation sérieuse pour un voisin", a-t-il déclaré.
Bien que le dispositif soit encore en rodage, les élus espèrent voir le nombre de participants augmenter. "Nous avons remarqué une affluence accrue par rapport à la semaine précédente et notre objectif est d'attirer encore plus de monde dans les semaines à venir," a partagé Christian Chapon. Pour Lydie Maneaux, adjointe déléguée à la culture, ces permanences sont le fruit d'initiatives prises lors d'opérations de porte-à-porte pendant la campagne électorale : "Nous avons fait circuler l'information via nos réseaux sociaux pour toucher ceux dont les dossiers sont en attente depuis longtemps."







