La disparition de Lyhanna, une jeune fille du Gers, s'est transformée en une crise politique, mettant en lumière les faiblesses de la justice. Le principal suspect, Jérôme Barella, 41 ans, n'a jamais semblé faire l'objet de mesures judiciaires sérieuses malgré plusieurs plaintes. Cette situation a suscité une réunion de crise à Matignon le 5 juin dernier.
L'émotion est palpable à Fleurance, où les habitants expriment leur colère et leur incompréhension. "Pourquoi Jérôme Barella était-il encore en liberté ?" s'interroge une résidente. "C'est un individu connu pour ses délits. Comment avons-nous pu en arriver là ?" Depuis que le profil inquiétant de cet homme est devenu public, les questions fusent. En 2025, des accusations de viols sur mineures avaient déjà été portées contre lui, mais l'enquête n'avait pas progressé. "C'est un véritable scandale qu'il soit en liberté, alors qu'il a déjà été signalé pour des actes graves," dénonce un riverain.
Le rapport sur les dysfonctionnements sera rendu public
Face à cette situation alarmante, le Premier ministre Sébastien Lecornu a convoqué une réunion entre les ministres de la Justice et de l'Intérieur pour analyser les failles dans le traitement des plaintes. "C'est un échec collectif que le système judiciaire n'ait pas su protéger cette enfant," a déclaré Sacha Straub Kahn, porte-parole du ministère de la Justice, lors d'une interview sur franceinfo.
Pour renforcer les mesures de protection, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a indiqué que tous les procureurs généraux seraient convoqués ce lundi matin. Par ailleurs, la direction de la gendarmerie nationale a demandé dans un document interne un état des lieux urgent sur les procédures concernant les violations et agressions sexuelles sur mineurs. "Il est crucial d'évaluer rapidement le suivi des affaires en cours," précise le communiqué.
De plus, le gouvernement a lancé une enquête administrative qui aboutira à un rapport public sur les possibles dysfonctionnements constatés dans cette tragique affaire.







