La France insoumise, à travers son député Manuel Bompard, souligne un "problème systémique" dans la prise en charge des cas de violences à l'égard des enfants. Il fait référence au parcours judiciaire du principal suspect dans la tristement célèbre affaire de Lyhanna, une collégienne disparue dans le Gers. Bompard a appelé à des enquêtes administratives pour identifier les défaillances et exiger des réponses politiques adaptées à la gravité de la situation.
Un corps d'enfant, potentiellement celui de Lyhanna, a été découvert près de Fleurance, où elle a été vue pour la dernière fois. Ce tragique événement laisse la communauté en émoi et soulève de nombreuses interrogations sur la gestion des plaintes pour violences sexuelles, notamment celles ciblant Jérôme Barella, le père d'une amie de la victime, qui avait déjà fait l'objet de plusieurs signalements. Dans une interview accordée à franceinfo, Manuel Bompard a insisté sur la nécessité de réexaminer ces plaintes, en mettant en lumière des statistiques alarmantes : plus de 70% des plaintes pour violences contre des enfants ont été classées sans suite au cours des huit dernières années.
La voix des victimes et la responsabilité des institutions
"Il est essentiel de comprendre les raisons derrière ces chiffres déplorables", a déclaré Bompard, tout en manifestant son soutien à la famille de la victime. Les procédures judiciaires antérieures visant Barella, notamment une plainte depuis 2025 sans suite, soulèvent de sérieuses inquiétudes. "Il est inacceptable qu'une telle situation ait pu perdurer", a-t-il ajouté, appelant à une réforme des pratiques au sein des institutions concernées.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a prévu de rencontrer des membres de son cabinet pour discuter des mesures à prendre. Mais pour Bompard, il ne suffit pas de réagir en urgence : il est nécessaire d'entamer une réflexion profonde pour éviter que de telles tragédies ne se reproduisent.
Un échec collectif à protéger les plus vulnérables
Les réactions politiques sont déjà nombreuses. Olivier Faure du Parti socialiste a évoqué un "manque de moyens de la justice", tandis que Marine Tondelier, des écologistes, a décrit la situation en ces termes : "une incapacité de notre société à protéger femmes et enfants." Jordan Bardella a quant à lui accusé les pouvoirs publics d'inaction.
Pour Bompard, la réponse à cette tragédie doit être à la hauteur de l'urgence : "Nous avons besoin non seulement d'enquêtes, mais aussi d'initiatives politiques sérieuses pour lutter contre la violence faite aux enfants." Cette tragédie doit servir de catalyseur pour un changement systémique, car, comme il l’a souligné, les victimes ne peuvent plus attendre.







