Le président français a réaffirmé sa position concernant Xenia Fedorova, qualifiée de voix du Kremlin dans les médias français. "Les choses n'ont pas changé depuis mes déclarations à Versailles en 2017, où je la considérais non comme une journaliste mais comme une propagandiste d'État", a-t-il souligné.
L'affaire Fedorova a gagné en attention après son renouvellement de titre de séjour en France pour 2024, provoquant des réactions passionnées du gouvernement. Emmanuel Macron a affirmé : "Le président ne peut pas influencer les décisions de titres de séjour, c'est une question d'administration et de réglementation. La légalité doit être respectée." Cela a été soutenu par le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, affirmant qu'il n'y a pas eu d'intervention gouvernementale.
Les critiques à l'encontre de Fedorova se sont intensifiées. Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, la désigne comme une "propagandiste patentée" servant de relais à la désinformation du Kremlin. Un groupe d'eurodéputés a même demandé à l'Union européenne d'imposer des sanctions contre elle, la qualifiant de "propagandiste russe notoire".
Edouard Philippe, ancien Premier ministre, a exprimé son inquiétude sur le fait que relayer les positions russes à Paris est une remise en question de la position de la France. Quant à Raphaël Glucksmann, il a déclaré qu'il fallait "retirer le micro" à Fedorova, dénonçant son rôle en tant qu'"agente russe".
Le retour à des discours similaires sur la désinformation en France souligne l'importance de rester vigilant face aux influences extérieures, surtout dans le contexte actuel des tensions géopolitiques avec la Russie.







