Suite au meurtre tragique de la jeune Lyhanna, âgée de 11 ans, le député Les Républicains Antoine Vermorel-Marques a annoncé son intention de soumettre une proposition de loi à l'Assemblée nationale. Ce dispositif viserait à établir une fiche dédiée aux "agresseurs sexuels" (AS), inspirée du système de fiches S en vigueur pour les individus jugés dangereux.
Cette affaire continue de générer de vives réactions à travers le pays. La disparition de la collégienne, retrouvée sans vie dans le Gers, a poussé l'élu à agir, surtout en considérant que le principal suspect, Jérôme Barella, avait déjà été signalé à plusieurs reprises pour des comportements problématiques. Selon des sources judiciaires, une série de plaintes avaient été déposées contre lui depuis 2017, ce qui soulève des questions sur la gestion de ces cas par le système judiciaire.
Un fichier unique pour centraliser les signalements
Antoine Vermorel-Marques, profondément affecté par ce drame, a échangé avec des professionnels du droit et des forces de l'ordre pour comprendre les failles qui ont permis à un individu, déjà signalé, de rester en liberté. Le député souligne que le manque de centralisation des données représente une problématique majeure. Il déclare : "En 2026, chacun travaille dans son coin, avec des systèmes informatiques qui ne communiquent pas entre eux".
Il est crucial de noter que les informations concernant Jérôme Barella étaient éparpillées entre diverses institutions, et aucune mesure concertée n'avait été prise. La proposition visant à créer une fiche AS permettrait de regrouper toutes les plaintes et signalements concernant un même individu, offrant ainsi une meilleure visibilité aux autorités concernées.
Une interdiction de contact avec les mineurs
Ce dispositif proposera également des restrictions pour les personnes inscrites au fichier, notamment l'interdiction formelle d'entrer en contact avec des mineurs. Selon le député, cela devrait s'appliquer même avant toute mise en examen. "Il est essentiel d'agir sans délai, bien avant l'issue d'une procédure judiciaire", affirme-t-il.
Une fois le projet présenté, le coût de cette réforme a été estimé par l'élu à "quelques dizaines de millions d'euros". Cette proposition arrive à un moment où la société française débat intensément sur les moyens d'assurer la sécurité de ses plus jeunes citoyens. L'affaire de Lyhanna n'est pas qu'un drame personnel ; elle soulève des questions essentielles sur la responsabilité des institutions judiciaires et des mesures préventives à mettre en place.
Des voix s'élèvent déjà dans le débat public. L’élu appelle à l'engagement de tous pour que de telles tragédies ne se reproduisent plus. Les élus et les responsables politiques sont désormais sous pression pour améliorer le suivi des personnes reconnu pour des faits à caractère sexuel, afin de protéger les enfants de la menace qu'elles peuvent représenter.







