Le président de Renaissance, Gabriel Attal, a exposé vendredi sa volonté d’établir une véritable "culture de l’urgence" en matière de protection des mineurs, s'appuyant sur les récentes violences subies par des enfants en France. Dans une interview accordée au Figaro, il a détaillé une série de propositions, dont le fichage des pédocriminels, en réaction à la tragédie vécue par Lyhanna.
Attal, lui-même ancien Premier ministre, a reconnu qu'une réforme substantielle de notre système judiciaire faisait cruellement défaut. Il a plaidé pour que chaque plainte pour agression sexuelle visant un mineur entraîne des mesures dans un intervalle de 48 heures, avec des enquêtes devant aboutir dans les trois mois.
Loin de s'arrêter là, Attal envisage également la création d'un parquet national dédié à la pédocriminalité, couplé à un service de renseignement pour démanteler les réseaux d'abus. "Il est impératif d'aligner le traitement des pédocriminels sur celui des terroristes", a-t-il affirmé.
En marge de ces propositions, Attal a soutenu l'idée d'un fichage des pédocriminels, similaire aux fichiers S, pour éviter tout recrutement aveugle de personnes en contact avec les enfants. Il souhaite également durcir les sanctions : rendre imprescriptibles les crimes commis sur mineurs, instaurer des peines de prison automatiques et abolir les juges d'application des peines.
Cette initiative vise à rétablir la confiance de la société dans ses institutions et à protéger les enfants de manière proactive.
Pour porter ces réformes, Attal a exprimé son ambition d'intégrer l'intelligence artificielle dans le processus judiciaire afin de fluidifier et accceler les procédures. Il a également proposé de faire rédiger un nouveau Code de procédure pénale sous la direction d’experts, dans un délai maximal de cent jours.
Pour encourager la construction de nouvelles prisons, il a suggéré de réduire les exigences liées à la création de logements sociaux dans les communes souhaitant accueillir ces établissements. Cette stratégie pourrait même permettre aux préfets de prendre des décisions sans l'aval des élus locaux.







