Suite au décès tragique de la collégienne Lyhanna, âgée de 11 ans, des voix s'élèvent pour demander le rétablissement de la peine de mort, notamment pour les crimes touchant les enfants. Le porte-parole du Rassemblement national, Laurent Jacobelli, a déclaré le 15 juin sur franceinfo que, bien que son parti n'initiera pas un tel projet, il ne s'opposera pas à un éventuel référendum sur cette question si le peuple le décide.
Jacobelli a précisé que le RN ne proposera pas directement le rétablissement de la peine de mort, mais qu'un référendum d'initiative citoyenne (RIC) pourrait donner la voix aux citoyens. Ces déclarations s'inscrivent dans le contexte de l'affaire Lyhanna, où certains personnages politiques, comme Nicolas Dupont-Aignan, ont suggéré de "rouvrir le débat" sur la peine capitale pour les crimes infligés aux enfants.
Cette polémique ravive les débats autour de la peine de mort, qui, bien que largement abolie en France depuis 1981, suscite encore des opinions divisées au sein de la population. Des études, comme celles de l'INSEE, révèlent qu'une part significative de la population envisage de rétablir cette mesure pour des cas extrêmes.
Selon une enquête récente, plus de 40 % des Français se disent favorables à un retour de la peine capitale dans certains cas, un chiffre révélateur de l'inquiétude croissante face à la criminalité touchant les enfants. Ce sentiment est renforcé par des tragédies comme celle de Lyhanna, qui suscite des réactions émotionnelles fortes.
Des experts comme le criminologue Alain Bauer soulignent que la réponse à l’augmentation de la violence ne devrait pas passer par une mesure aussi radicale. Bauer, dans une récente interview, a affirmé que "le vrai défi réside dans la prévention et la réhabilitation des délinquants."







