Jordan Bardella souligne que le décès de la jeune collégienne « appelle à une profonde réflexion sur la fonction de notre Justice ». La fillette, disparue le 29 mai, a été retrouvée sans vie le 4 juin.
« Ce tragique événement est un drame pour des millions de Français [...] Il représente un tournant dans notre pays, à l’image d’autres tragédies qui mettent en lumière l'incapacité croissante de l'État à protéger ses citoyens », se désole Bardella.
• Réformer la Justice
Lors de cette interview, Bardella a insisté sur le fait que son parti, s'il accédait à la présidence, mettrait en place une réforme visant à « remonter la Justice à sa juste place ». Il indique qu'il y a une carence de magistrats et de moyens, ajoutant qu'il y a quatre fois moins de procureurs en France par rapport à la moyenne européenne. Le RN souhaite doubler le nombre de magistrats et instaurer un « parquet national spécialisé pour les victimes mineures ».
• Critiques envers Emmanuel Macron
Bardella n’a pas hésité à critiquer Emmanuel Macron, affirmant qu'il a « largement failli à protéger les Français ». Il rappelle la promesse du candidat Macron de créer 15 000 places de prisons, soulignant qu'il n'y en a eu que 4 000, laissant un besoin de 40 000 places pour atteindre la moyenne européenne.
« Aujourd'hui, plus aucun parent n’est sûr pour la sécurité de ses enfants, même dans les établissements sensés être sûrs. C'est une situation alarmante qui nécessite une réponse immédiate », accuse-t-il.
• La durcissement des peines pour les prédateurs sexuels
En réponse aux violences sexuelles, Bardella souhaite des peines beaucoup plus sévères et prône une doctrine de « tolérance zéro ». Il propose que la perpétuité réelle incompressible soit appliquée aux prédateurs sexuels, comme c’est la pratique pour les terroristes. « Il y a des cas irrécupérables », estime-t-il.
• Démission du ministre de la Justice ?
Concernant le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, Bardella appelle à sa démission, considérant qu'il devrait prendre ses responsabilités par honneur. « En politique, on doit assumer, et il doit reconnaître l'échec de son administration », conclut-il.
Cette intervention de Bardella relance le débat sur la réforme de la justice en France, maintenant d'actualité par les événements récents, comme souligné par le journaliste de BFMTV.







