Yannick Jadot, ancien candidat à la présidentielle, a souligné l'importance pour les Écologistes d'établir une position claire concernant Jean-Luc Mélenchon. Lors d'un meeting avec Raphaël Glucksmann ce week-end, il a évoqué la nécessité d'une candidature 'de vote utile' à gauche, éloignée de la France Insoumise.
Les militants Écologistes ont été conviés à voter sur une motion visant à exclure ceux qui se présenteraient contre un candidat investi par le parti ou soutiendraient un autre candidat. Certains adversaires de la secrétaire nationale, Marine Tondelier, ont dénoncé une manœuvre d'"épuration" ciblant notamment le sénateur parisien.
Jadot a déclaré au Forum Radio J : "Le mouvement écologiste ne peut plus échapper à une clarification qu'il cherche à éviter depuis trop longtemps." Il a ajouté qu'une ambiguïté persistait depuis deux ans concernant la relation avec Mélenchon. "La direction actuelle veut intégrer Mélenchon dans une primaire qui le convertirait potentiellement en notre candidat, acceptant ainsi son discours critique vis-à-vis de l'Europe et ses positions sur des sujets sensibles", a-t-il poursuivi.
Il a poursuivi en disant que la primaire envisagée ne fonctionnerait pas. "Je me fais le porte-parole des militants insatisfaits de cette impasse politique. Il est crucial d'avancer vers une candidature unifiée", a-t-il insisté, citant Raphaël Glucksmann comme une possibilité.
Interrogé sur d'autres candidats potentiels, Jadot n'a pas écarté l'idée que François Hollande puisse émerger comme candidat unique, mais a souligné qu'il n'avait pas encore observé une forte adhésion de celui-ci à une transition écologique radicale.
À l'approche des élections présidentielles, Jadot a noté que contrairement aux scrutins de 2017 et 2022, le candidat qui émergera de gauche devra être un véritable outsider face à l'extrême droite. "Nous avons besoin d'une candidature qui rassemblera largement le camp de gauche au premier tour et sera capable de séduire les centristes lors du second tour", a-t-il conclut.







