Dans une interview accordée à l'Opinion, le maire insoumis Bally Bagayoko a affirmé que siffler l'hymne national était un véritable « droit à la réplique populaire », un propos qui a suscité des réactions diverses, en particulier de la droite radicale.
« Siffler la Marseillaise lorsque la France se déshonore par ses actes à l'international est un droit légitime », a-t-il déclaré, comme rapporté par l'Opinion. Cette intervention sur un sujet délicat, qui rappelle sa précédente controverse sur le retrait du portrait d'Emmanuel Macron de l'hôtel de ville, a relancé les débats autour des symboles de la République.
Le maire, aux côtés de Jean-Luc Mélenchon, appelle à une « Nouvelle France » et a exprimé qu'il n'était pas surpris par les sifflets entendus lors de matchs, comme ceux qui ont eu lieu à Saint-Denis en 2001 et 2002, soulignant que « les enfants présents dans les stades sont citoyens d’ici mais aussi de là-bas ». Cette déclaration a nécessairement ravivé les discussions autour de l'identité française, surtout en pleine Coupe du Monde.
Du « cynisme électoral » pour Jordan Bardella
Cette position a provoqué des vagues au sein de la classe politique. Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a dénoncé sur X : « Le peuple français aime et chante son hymne, il ne le siffle pas. À quel peuple s'adresse exactement le maire de Saint-Denis par cette manœuvre ? Qui nourrit un tel mépris pour nos symboles nationaux ? »
Du côté des Républicains, Othman Nasrou, secrétaire général du parti, a exprimé son indignation, déclarant : « Après avoir prôné l’insurrection et nourri la haine envers la police, LFI franchit une étape supplémentaire en exprimant une haine assumée envers la France. » Shannon Seban, secrétaire nationale de LR, a ajouté que « c’est la 'nouvelle France' que LFI veut : celle qui méprise nos symboles et oppose les Français ».
François Kalfon, eurodéputé PS/Place publique, a également rejoint la vague de critiques, rappelant que « c’est à Saint-Denis que l’enthousiasme pour la Marseillaise a été fort en 1998 ». Pour lui, Bally Bagayoko privilégie « la provocation et la division », un constat partagé par de nombreux observateurs.
Reste à voir comment le maire répondra à ces critiques croissantes dans le paysage politique actuel.







