Les 18 et 19 juin, les acteurs de la mer se rassemblent à la Cité de la Mer de Cherbourg pour discuter des défis actuels de la pêche et de l'aquaculture. La ministre de la mer, Catherine Chabaud, prendra la parole cet après-midi, après avoir répondu aux questions d'ICI Cotentin sur des sujets cruciaux de la profession.
Les préoccupations croissantes
Lors de cet événement, les discussions portent sur la présence des bateaux-usines, ceux mesurant plus de 25 mètres, qui devaient être interdits dans les zones de pêche côtières de Normandie. Cependant, l'arrêté a été abrogé, suscitant des interrogations. Catherine Chabaud a clarifié que la décision de retirer l'arrêté ne constitue pas un revirement, mais plutôt une volonté de prendre le temps d'analyser l'impact des décisions sur les activités de pêche. « La concertation est nécessaire », a-t-elle souligné.
Selon Chabaud, un plan a été lancé pour étudier plus profondément la cohabitation des différentes activités en Manche, notamment face à la croissance des énergies marines renouvelables et aux aires marines protégées. « Nous devons veiller à l'équilibre entre les activités historiques et les nouvelles pratiques », a-t-elle ajouté.
Protéger la pêche artisanale
Face à la question de la protection de la pêche artisanale en Normandie, Chabaud a indiqué que des décisions seraient prises rapidement et que l'objectif était de maintenir toutes les formes de pêche. L'approche consiste à améliorer la cohabitation entre les différents types de navires tout en tenant compte des préoccupations des professionnels du secteur.
De plus, la ministre a abordé la modernisation et la décarbonation de la flotte, un sujet d'actualité compte tenu de la dépendance aux carburants qui affecte les coûts d'exploitation. Elle a souligné la nécessité d'un soutien accru de l'État pour aider les pêcheurs à moderniser leurs équipements, afin d'attirer de jeunes marins vers cette profession. « L'accompagnement financier sera essentiel pour un avenir durable », conclut-elle en référence à des possibles aides publiques pour les nouvelles générations.
Ces discussions à Cherbourg ouvrent la voie à une réflexion approfondie sur l'avenir de la pêche en Normandie et la nécessité d'une réglementation adaptée pour répondre aux défis environnementaux et économiques actuels.







