Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a exprimé son opinion ce jeudi 15 juillet sur la proposition de loi intégrale dédiée à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles envers les femmes et les enfants. À la demande de Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, ce rapport fait suite à des événements tragiques ayant captivé l’attention publique, tels que l’affaire tragique de Lyhanna.
Le CESE souligne l'importance de cette législation, mais met en garde sur les lacunes en matière de prévention. « Nous accueillons cette initiative avec enthousiasme, mais il est regrettable que la prévention et la détection des violences soient laissées de côté », déclare Pierre-Alain Sarthou, président de la délégation aux droits des enfants au CESE, dans une interview accordée à l'AFP.
Pour que cette loi soit pleinement efficace, le CESE insiste sur la nécessité de ressources humaines et financières proportionnées aux enjeux. Le conseil préconise une approche holistique pour identifier les situations à risque, ce qui comprend une meilleure formation et un suivi adéquat des acteurs du secteur social et judiciaire.
Focus sur la prévention et le budget
Dans son avis, le CESE insiste sur la nécessité d'une approche globale qui inclut la formation des professionnels de la santé, de l'Éducation nationale, ainsi que des forces de l'ordre. « Des intervenants compétents existent, mais sans le soutien financier approprié, nous risquons de compromettre nos efforts », souligne Manon Rousselot-Pailley, présidente de la délégation aux droits des femmes et à l’égalité.
Les chiffres de la Ciivise révèlent que près de 160 000 enfants subissent des violences sexuelles chaque année en France, rendant la question d'autant plus pressante. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a également annoncé qu'il saisirait le Conseil d’État afin d'éclairer les parlementaires avant l'examen de cette loi prévu à la rentrée.







