Le 15 juillet dernier, Elon Musk a partagé sur les réseaux sociaux un tweet affirmant que Marine Le Pen était le « dernier espoir de la France ». Ses déclarations provoquent des remous au sein du Rassemblement National (RN), qui se désengage de ses soutiens extérieurs malgré la ferveur des commentaires du milliardaire.
Musk, connu en tant que fondateur de Tesla et PDG de SpaceX, a retweeté un sondage montrant que Marine Le Pen pourrait atteindre 36% au premier tour de l'élection présidentielle de 2027. Il a ajouté, avec enthousiasme, que « la France va expulser des millions de personnes », une phrase qui a fait l'objet de vives critiques.
Ce soutien inattendu soulève des inquiétudes quant à l'influence que Musk pourrait exercer sur la campagne électorale. Thierry Breton, ancien commissaire européen, a ainsi commenté : « La saison des ingérences commence. Elon Musk a le droit de soutenir qui il veut, mais il appartient aux autorités de garantir que l'algorithme de X n'avantagera aucun candidat. »
« Arcom, vous comptez stopper cela quand ? »
Antoine Léaument, député de La France Insoumise, a appelé à l'action de l'Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) : « L'ingérence étrangère d'Elon Musk dans l'élection présidentielle est préoccupante. Quand allez-vous intervenir ? » a-t-il tweeté.
Il est important de rappeler que Musk est actuellement sous le coup d'une enquête judiciaire visant son réseau social X, qui est critiqué pour plusieurs abus sur la plateforme.
Pour sa part, le RN essaie de prendre ses distances avec ce soutien en affirmant que le milliardaire américain n'engage pas le parti : « Cela ne nous lie pas à lui. Un milliardaire qui dit son avis ne constitue pas une ingérence », a déclaré Sébastien Chenu, vice-président du RN, tout en reconnaissant que l'intérêt de Musk alimente la visibilité de Le Pen.
Un soutien récurrent à l'extrême droite
Ce n'est pas la première fois que Musk exprime son soutien à des figures de l'extrême droite. En mars 2025, il avait déjà pris position après la condamnation de Marine Le Pen, accusant la gauche de tramer contre ses opposants à travers le système judiciaire.
Il a également montré son soutien à Alice Weidel, leader du parti d'extrême droite allemand AfD, en participant à une visioconférence où il a déclaré que ce parti était le « seul capable de sauver l'Allemagne ». En Grande-Bretagne, ses activités n'ont pas été moins controversées, marquées par un salut nazi après la réélection de Donald Trump et des commentaires en faveur du parti Restore Britain.
Les prises de position de Musk soulèvent des questions sur le rôle des grandes figures du capital dans la politique moderne, un sujet qui ne cesse de susciter le débat tant en France qu’à l'international.







