Bernard Bazinet, maire de la petite commune d'Augignac en Dordogne, a été suspendu pour un mois de ses fonctions, selon un arrêté détaillé par le ministre de l'Intérieur le 31 décembre 2025. Cette décision survient après qu'il a réagi sur Facebook à la participation d'Israël à l'Eurovision en postant le commentaire suivant : « Oui au boycott ! La France est trop youpine pour boycotter ! »
Cet incident a rapidement suscité une onde de choc tant sur les réseaux sociaux que dans le monde politique. L’ancien membre du Parti socialiste a tenté de se justifier en affirmant : « C’est un commentaire qui a dépassé complètement ma pensée ». Il a indiqué qu'il avait réagi de manière impulsive à des reportages sur la situation en Palestine, et n'avait pas réalisé le caractère antisémite de ses paroles. « Je n’avais pas conscience que le terme était chargé de sens », a-t-il ajouté.
À la suite de cette polémique, le Parti socialiste a agi rapidement, annonçant son exclusion immédiate, déclarant : « L’antisémitisme est un mal odieux ; aucune tolérance ne sera acceptée ».
Comme l’a rapporté le Parisien, les commentaires de Bazinet avaient été largement dénoncés par des figures publiques, allant des essayistes aux représentants de partis politiques, augmentant ainsi la pression sur lui. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a également pris la parole pour condamner fermement les propos tenus par le maire, affirmant qu'il ne possédait plus l'autorité morale requise pour exercer ses fonctions.
Cette affaire soulève des questions plus larges sur la montée de l'antisémitisme dans le discours politique en France, thème également abordé par plusieurs experts en sociologie politique. Selon Jean-Marc Thibault, spécialiste des comportements politiques, « ces incidents mettent en lumière la nécessité d'une réflexion approfondie sur l'éducation civique et la responsabilité des élus ».
Ce type de réaction face à des commentaires jugés déplacés ne fait pas qu'attiser la controverse ; il pousse également à revoir les mécanismes de contrôle au sein des institutions politiques en France, où le ton du débat public semble de plus en plus agressif.







