En ce début d'année, le Premier ministre Sébastien Lecornu se retrouve confronté à une tâche essentielle : élaborer un budget avant les élections municipales de mars. Les délais se resserrent, avec un Conseil des ministres prévu le 5 janvier, suivi de débats parlementaires dès le 8.
Après l'échec du gouvernement à faire adopter le budget de l'État en décembre, une loi spéciale a été mise en place pour 2026, ce qui soulève des préoccupations quant à la santé des finances publiques. Selon le rapport du Sénat, le coût des élections municipales de 2026 est estimé à 193,5 millions d'euros, un montant significatif qui inclut l'augmentation de 90 % des frais d'acheminement de la propagande électorale par La Poste par rapport à 2020. Cela sans compter les élections sénatoriales qui se profilent également en septembre.
Les partis d'opposition, notamment ceux de gauche, sont déterminés à censurer le budget, forçant Lecornu à chercher des concessions, tout comme son prédécesseur François Bayrou en 2025. Déjà, des voix cherchent des compromis, sachant qu'en novembre, le PS avait accepté de s'abstenir sur un budget en échange de l'annulation de 4 000 postes dans l'éducation.
« Un budget doit être adopté avant les élections », prévient un cadre à Matignon, évoquant les répercussions sur la mobilisation des finances publiques pour ces consultations électorales. Avec l'absence de majorité à l'Assemblée, la négociation s'annonce complexe, mais pas insurmontable. Quand Bayrou a fait face à une situation semblable, il a réussi à obtenir la validation du budget en faisant des concessions substantielles.
Les citoyens se tournent vers le gouvernement avec des attentes accrues concernant la gestion des finances publiques à l'approche de ces scrutins clés. L'équipe de Lecornu devra non seulement gagner le soutien politique nécessaire, mais également rassurer le public sur la viabilité des projets de budget et de réforme. Pour le cabinet, cette période s'annonce déterminante, tant pour la crédibilité du gouvernement que pour la mise en œuvre de politiques futures.







