À l’approche des élections municipales des 15 et 22 mars 2026, la tension monte dans la Communauté des communes rurales de l’Entre-deux-Mers, qui s’étend sur 49 communes avec des villes comme Sauveterre-de-Guyenne et Targon en figures de proue. Les récents ajustements de la cotisation foncière des entreprises (CFE) sont déjà au cœur des discussions et pourraient donner lieu à des débats houleux entre candidats.
Josette Mugron, la maire de Frontenac, qui ne brigue pas un nouveau mandat, prédit des élections animées, notamment à Sauveterre. En effet, dans cette commune de 803 habitants, des tensions émergent alors que le premier et le deuxième adjoints cherchent à constituer chacun leur propre liste. Des sources indiquent que plusieurs autres candidatures pourraient également voir le jour, ajoutant ainsi du piment à la compétition.
Les retombées de l’augmentation de la CFE
Sandrine Allain, maire de Baigneaux, souligne que l’augmentation drastique de la CFE, votée en 2024 mais seulement récemment révélée aux entrepreneurs, crée une onde de choc parmi les élus locaux, dont beaucoup se présentent à nouveau. Daniel Barbe, président de la Communauté et maire de Blasimon, a déjà pris rendez-vous avec les mécontents pour un débat attendu, affirmant : "C'est un sujet qui pourrait empoisonner la campagne, surtout dans des communes à forte densité comme Sauveterre".
Ce sujet pourrait également inciter une liste d'opposition à se former contre le maire sortant, Christophe Miqueu, issu de la gauche, qui a remporté les élections de 2020 avec une marge serrée de 32 voix. L’ancien maire de droite, Yves d’Amécourt, n’exclut pas un retour sur le devant de la scène politique, déclarant qu’il observe un mécontentement croissant face à la gestion actuelle. "Les citoyens commencent à s’agacer de la manière dont l’argent public est dépensé".
Targon, un bastion sans adversaire ?
À Targon, Frédéric Maulun, le maire actuel, s’apprête à conserver son poste, n’ayant pas encore d’opposition. Il mise sur la croissance démographique de la commune, qui a enregistré 60 nouveaux élèves dans ses écoles en trois ans. "Nous devons sécuriser les déplacements doux et entreprendre un réel projet d’aménagement du bourg" , souligne-t-il.
Le défi : la parité
Un des principaux défis auxquels devront faire face tous les candidats est de présenter des listes complètes respectant la nouvelle législation sur la parité, d’autant plus dans une région où la majorité des communes compte moins de 500 habitants. Plusieurs élus, dont Martine Lopez, maire de Saint-Martin-du-Puy, expriment des difficultés à composer leurs équipes en raison d'un manque de volontaires, une situation qui semble se répéter dans plusieurs foyers politiques.
Ces élections pourraient donc marquer un tournant dans l’histoire locale, d’autant qu’elles se déroulent dans un contexte où le besoin de renouvellement politique se fait pressant. Les citoyens de l’Entre-deux-Mers auront l’occasion de redéfinir leurs politiques locales en vue de répondre à de nouveaux défis.







