La cour d'appel de Paris reprend ce mercredi 14 janvier 2026 l'audition des prévenus dans l'affaire des assistants parlementaires du Rassemblement national (RN). Après une première journée marquée par les déclarations de Marine Le Pen et de plusieurs autres membres du parti, la tension monte alors que le procès pourrait avoir des répercussions significatives sur 2027.
Ce procès, qui s'inscrit dans une enquête sur des pratiques supposées frauduleuses d'utilisation des fonds européens entre 2004 et 2016, est placé sous le feu des projecteurs. Selon des sources judiciaires, le RN aurait détourné des ressources allouées pour salarier des collaborateurs qui, en réalité, exerceront des tâches au sein du parti, une accusation que Marine Le Pen a vigoureusement niée.
« Nous n'avons jamais eu le sentiment d'avoir commis le moindre délit », a déclaré Le Pen, tout en pointant du doigt le Parlement européen, accusé de ne pas avoir joué son rôle d'alerte. Les experts politiques estiment que cette stratégie défensive pourrait redéfinir la trajectoire politique de Le Pen, qui prépare déjà sa candidature aux prochaines présidentielles.
Ce procès s'inscrit dans un contexte complexe où la popularité du RN continue de croître, malgré les répercussions judiciaires. Trois ans après avoir été élue présidente du RN, Marine Le Pen fait face à un défi majeur qui pourrait influencer son avenir politique et celui de son mouvement. Cette affaire est scrutée de près par les observateurs politiques et pourrait non seulement influencer l'image du RN, mais aussi l'ensemble du paysage politique français.
Au-delà des enjeux juridiques, cette affaire soulève des questions essentielles sur la responsabilité des partis politiques et l'usage des fonds publics. Le Républicain, journal d’information français, souligne que cette situation pourrait être révélatrice de dysfonctionnements plus larges dans le système politique français.







