Alors que la révolte contre le régime iranien se poursuit avec intensité, Téhéran a annoncé des procès expéditifs pour les manifestants arrêtés. Parmi les préoccupations majeures, une première exécution pourrait avoir lieu dès aujourd'hui, suscitant l'inquiétude des organisations de défense des droits humains. Amnesty International avertit que ces exécutions pourraient se multiplier, compromettant gravement les droits fondamentaux des individus.
Dans le même temps, des milliers de personnes se sont rassemblées dans la capitale pour les funérailles flamboyantes de plus de 100 membres des forces de sécurité tués lors des manifestations. Ces événements, retransmis en boucle par les médias d'État, visent à montrer la force du régime tout en discréditant les manifestants, présentés comme des émeutiers soutenus par l'étranger.
Les autorités iraniennes saluent ces funérailles comme un hommage national, en réponse à une des crises les plus graves qu’elles aient connues depuis 1979. Les critiques, y compris du président américain Donald Trump, mettent en garde contre des actions militaires potentielles si les exécutions se poursuivent. Trump a même promis une assistance substantielle aux manifestants, un geste qui souligne la fragilité de la situation actuelle.
Dans un contexte de coupure d'internet sur l'ensemble du territoire, facilitant l'accès limité à l'information, les rapports de violations graves des droits humains se multiplient. L'ONG Human Rights Watch a documenté des récits de violence disproportionnée de la part des forces de sécurité, indiquant que les décès pourraient atteindre plusieurs milliers. Le climat est d'autant plus tendu, avec des appels à la grève nationale pour faire pression sur le régime.
Les expert(e)s s'interrogent sur la stabilité du gouvernement de l'ayatollah Khamenei, affirmant que malgré les défis, le pouvoir dispose encore d'outils de répression puissants, notamment grâce aux forces paramilitaires comme les Gardiens de la Révolution.
En parallèle, Reza Pahlavi, fils de l’ancien chah d’Iran, invite l'armée à se ranger du côté du peuple, ajoutant une dimension politique à cette tourmente sociale. Les tensions grandissantes en Iran, couplées à un isolement international croissant, pourraient déterminer l'avenir du régime.







